Billets 2007
Mon Dieu, bénissez la nouvelle année
C’est le printemps!
C’est le renouveau de la vie!
C’est Pâques!
Soyons dans la joie.
Le Christ est vivant!
Il est ressuscité!
Il nous donne sa Vie
qui ne mourra jamais en nous.
Soyons dans la joie.
Nous sommes vivants, vivantes.
En nous habite la Vie de Jésus.
C’est une Vie de ressuscité.
C’est une Vie qui nous passe
constamment
de la mort à la Vie.
Soyons dans la joie.
C’est une Vie que nous pouvons donner
à notre tour
à nos frères et nos sœurs.
Soyons dans la joie.
Pâques, printemps de Joie.
Pâques, source de Vie
pour moi
et pour les autres.
Soyons dans la joie
Denis Lepage
Depuis quelque temps, il ne se passe pas une semaine, sans qu’il soit question de ce que nous appelons les « accommodements raisonnables ».
C’est ainsi qu’il y a eu plusieurs interventions pour dire qu’il était temps, par respect pour les non-catholiques, que le crucifix soit enlevé au-dessus du siège du président de l’Assemblée nationale.
Parmi toutes ces interventions, il y en a une qui m’a choqué. En pleine télévision, quelqu’un a soutenu qu’on devait enlever le crucifix à l’Assemblée nationale parce qu’il n’avait, pour les Québécois, plus aucune signification.
D’abord, je m’inscris en faux contre ces gens qui font de leur opinion personnelle l’opinion de l’ensemble de la population.
Ensuite, que l’on dise ce que l’on voudra, que l’on fasse ce que l’on voudra, le crucifix aura toujours sa signification.
Pour moi, en tout cas, il me parle. Il me raconte l’histoire de cet homme qui est allé jusqu’au bout de son expérience amoureuse, jusqu’à y laisser sa vie.
Le crucifix ma raconte l’histoire de tous ces hommes et de toutes ces femmes qui ont aussi été au bout de leur expérience amoureuse ou qui tentent de le faire.
Le crucifix me raconte que l’amour est une force de vie plus forte que la mort.
Le crucifix m’invite à être un grand amoureux. Et je sais que dans ma vie c’est un chemin de bonheur.
Si c’est vrai que, pour l’ensemble des députés de l’Assemblée nationale, le crucifix n’a plus aucune signification, il ne faut pas lui faire l’affront de le laisser là plus longtemps, il faut l’enlever au plus tôt et le placer dans un musée comme d’autres personnes le proposent.
Quand Jésus a fait son entrée à Jérusalem, les gens criaient : « Béni soit celui qui vient, au nom du Seigneur! » Des pharisiens qui étaient là demandèrent à Jésus de les faire taire.
« Je vous le dis, si eux se taisent, les pierres crieront. »
Denis Lepage
Nous voilà de nouveau entrés en carême.
Quarante jours pour re-découvrir la bonté et la tendresse de Dieu pour nous.
Quarante jours pour re-découvrir que Dieu nous aime sans limites.
Quarante jours pour nous permettre de dépasser nos limites,
nos paresses ou nos égoïsmes.
Quarante jours pour jeter à terre les barrières que nous avons érigées
entre nous et nos frères et nos soeurs.
Quarante jours pour poser des gestes de vie,
des gestes qui construisent,
qui s'expriment en des poignées de mains sincères,
qui font naître des sourires.
L'amour de Dieu pour nous est un amour qui prend patience,
qui nous pardonne,
qui nous guide dans les choix que nous avons à faire:
« Viens, tu comptes pour moi, tu as du prix à mes yeux et je t’aime ».
Alors,
réjouissons-nous
et allons vers le Seigneur
en toute confiance.
car
voici revenu le temps du carême.
le temps de la rencontre avec notre Dieu,
le temps où Dieu nous invite à revenir vers lui de tout notre coeur,
à redécouvrir son visage de Père aimant.
Denis Lepage
Mon Dieu, bénissez la nouvelle année!
Mon Dieu, bénissez la nouvelle année,
Rendez heureux… heureuses…
Qui n’a pas besoin du bonheur?
Qui ne cherche pas le bonheur?
Que pendant cette nouvelle année,
mous soyons des personnes tournées vers le bonheur,
le nôtre et celui des autres.
Que pendant cette nouvelle année,
nous faisions de la co-opération la clef de notre bonheur.
Que nous mettions en commun,
que nous partagions avec les autres
nos habiletés,
notre créativité,
notre joie de vivre,
notre support,
nos ressources,
notre compréhension,
notre compassion
notre attention à l’autre.
La ligne de démarcation entre le bonheur et le malheur est si petite.
Il suffit d’une parole, d’un sourire, d’une main tendue,
d’une invitation, d’une collaboration…
Oui, mon Dieu, bénissez notre nouvelle année.
Soyons heureux, heureuses.
Denis Lepage
Nous souhaitons que ce soit Noël tous les jours,
Qu’une toute petite lumière se lève en nos cœurs,
Qu’une toute petite flamme d’espérance prenne place en nos vies.
Un enfant de Lumière et d’Espérance est parmi nous.
Il est venu donner sa Lumière et son Espérance à tous et à toutes.
Il nous dit que tout peut changer.
Il s’agit de commencer maintenant,
À faire naître, à notre tour, la lumière et l’espérance
Là où l’on vit, dans notre famille, notre voisinage, au travail.
Celui, celle qui a des yeux,
Celui, celle qui a des oreilles,
Celui, celle qui a des mains,
Celui, celle qui a un cœur,
Peut, à son tour, devenir
Un semeur de Lumière,
Un donneur d’Espérance.
Regarde tout autour de toi :
C’est beau.
Ce sont nos Lumières qui brillent.
C’est une immense Lumière
qui donne la vie, la joie et l’espérance.
Joyeux Noël!
Denis Lepage
Déjà le temps de l’Avent. Avent veut dire avènement, avènement de Dieu en notre monde, réalisation de la promesse de bonheur de Dieu pour les hommes, les femmes et notre monde.
Quand nous regardons les hommes, les femmes et notre monde, nous pouvons nous demander : « Est-ce que Dieu nous a abandonné, est-ce que sa promesse de bonheur est une fumisterie? »
Non, Dieu ne nous a pas abandonné. Oui, Dieu est présent dans les hommes, les femmes et en ce monde. Il est présent en son envoyé Jésus qui habite les hommes, les femmes et ce monde de son Esprit. Cet Esprit est un esprit d’amour qui est à l’œuvre et en train de réaliser la promesse de bonheur que nous attendons tant et dont nous avons tant besoin.
En attendant que cette promesse se réalise complètement, ne perdons pas courage, faisons confiance en notre Dieu et en son envoyé Jésus, vivons de l’Esprit d’amour que nous apporte Jésus, disons des paroles de tendresse tout autour de nous, posons des gestes d’accueil, de pardon, de paix. Une toute petite parole par-ci, un tout petit geste par-là, et notre vie et notre monde vont changer.
En attendant que cette promesse se réalise complètement, relevons la tête et voyons tout autour de nous tous ces hommes et toutes ces femmes dont le cœur est plein d’amour et les mains prêtes à donner.
Ensemble, dans notre petit coin, nous pouvons, avec Jésus, faire advenir la promesse de bonheur de Dieu le Père et cela aujourd’hui.
Denis Lepage
« Nous ne travaillons pas assez »
C’est M. Lucien Bouchard qui vient de lancer à la télévision que les québécois ne travaillent pas assez, qu’ils ne produisent pas suffisamment de richesse. »
Quand j’ai entendu ces propos, une question m’est venue : « Est-ce que le travail est la seule valeur, le tout de la vie? Est-ce que la richesse est le tout de la vie?
Il est important qu’il y ait du travail pour permettre aux citoyens de gagner décemment leur vie. Il est aussi important qu’il y ait de la richesse.
M. Bouchard ne dit pas un mot des patrons qui ferment leurs usines après s’être enrichis et partagés les profits entre les actionnaires ne laissant que peu de richesse dans les régions où ces usines sont établies.
M. Bouchard ne dit pas un mot des grandes compagnies qui ne paient pas d’impôts, des paradis fiscaux, des fiducies de revenu qui déplacent notre richesse vers d’autres cieux.
M. Bouchard ne parle pas non plus du partage du travail bien rémunéré, il ne parle jamais de la richesse à partager.
Il y a tant de richesse chez nous qui sont entre les mains d’une minorité de personne.
Il y a tant de personnes chez nous qui s’arrachent le cœur pour assurer leur subsistance avec un travail à temps partiel, au salaire minimum.
À qui profite la richesse qui est produite chez nous? Aux bailleurs de fonds des grandes entreprises, subventionnées souvent par les impôts des citoyens, qui demandent toujours plus de rendement sur leur investissement? À tous les citoyens?
« Nous ne travaillons pas assez ». Facile à dire M. Bouchard et quel beau raccourci pour transférer sur les épaules des citoyens ordinaires les problèmes beaucoup plus complexes de notre société.
Denis Lepage
L’amour nous vient d’ailleurs.
Il va mourir.
C’est lui qui nous le dit à la télévision.
Son cancer l’envahit de nouveau.
Il veut remercier sa femme qui est là près de lui en lui disant qu’il l’aime.
Bien sûr il lui a dit bien des fois et lui dit quotidiennement.
Ce n’est pas suffisant.
Comme un geste essentiel, de l’homme qui va mourir,
Comme une parole qui doit être dite, criée pour que tous et toutes le sachent.
Il fait appel à l’émission de télévision « Demandes Spéciales ».
C’est beau l’amour entre deux personnes.
C’est beau l’amour qui accompagne.
C’est beau l’amour qui porte, qui supporte, qui est plus fort que soi-même.
L’amour dépasse les humains.
Il vient d’ailleurs.
Il donne vie.
Il garde en vie,
Il va jusqu’au don de toute sa vie.
L’amour ne vient pas de nous.
Il nous vient d’ailleurs.
Cet amour qui nous vient d’ailleurs et qui habite les humains est plus fort que la mort.