Billets 2006               Billets 2007

 

 

Table

 

 

Billets 2008

 

Un chemin d'amour (1)

Eucharistie une rencontre (2)

Il nous a donné tout son amour (3)

Eucharistie  (4)

L'eucharistie, lieu de la Parole de Dieu (5)

L'eucharistie, une nouvelle alliance avec Dieu (6)

L'eucharistie: mémorial (7)

Jésus lave les pieds à ses disciples (8)

L'eucharistie: où nous allons comme nous sommes (9)

 

L'Eucharistie :

 une rencontre avec le Seigneur

où nous allons comme nous sommes:

 

visages joyeux ou visages tristes,

coupables ou pas coupables

des personnes pris dans l'ambiguïté de la vie

où il n'y a presque jamais rien qui soit complètement blanc

ou complètement noir

où c'est le gris qui domine. 

Quand on sait que les ordinateurs peuvent nous donner jusqu'à 256 tons de gris...

Il y en a du gris dans nos vies.

L'Eucharistie c'est une rencontre avec le Seigneur

où nous allons comme nous sommes:

des personnes qui vivent le bien et le mal.

 

L'Eucharistie c'est une rencontre avec le Seigneur

où nous allons comme nous sommes  

pour réentendre le Seigneur nous raconter l'histoire de Dieu dans le monde. 

 

Comme pour ses amis d’Emmaüs, Jésus nous rejoint dans nos vies

et nous rappelle notre histoire.

C'est une histoire où il y a un immense appel à la vie,

c'est une histoire de pardon, de miséricorde, de bonté,

de tendresse, d'amour pour tous et toutes,

c'est une histoire de Père et de mère

et de nous leurs fils et leurs filles,

c’est une histoire sacrée dont nous faisons partie sans exception.

 

C'est une histoire que des personnes

- souvent des personnes de la religion, c'était pareil au temps de Jésus –

veulent nous voler en mettant toutes sortes de conditions

qui parfois lancent le message qu'elle est seulement pour les purs.

 

L'histoire de Dieu dans notre monde est pour tous et toutes sans exception,

c'est une histoire de partage,

partage du pain oui et partage de l'amour,

c’est une histoire de pardon.

 Il n'y a personne qui peut vivre décemment sans le partage du pain

et le partage de l'amour.

 

Impossible de vivre sans le moyen de se nourrir,

impossible de vivre sans amour, sans pardon.

 

Voilà l'eucharistie.

Table

Jésus lave les pieds de ses disciples

L’eucharistie, c’est une rencontre, un beau moment de communion avec Jésus et avec nos frères et nos sœurs.

Jésus lave les pieds de ses disciples

C'était le jour qui précédait la fête de la Pâque. Jésus savait que l'heure était venue pour lui de quitter ce monde pour aller auprès du Père. Il avait toujours aimé les siens qui étaient dans le monde et il les aima jusqu'à la fin.

Jésus et ses disciples prenaient le repas du soir. Le diable avait déjà persuadé Judas, fils de Simon Iscariote, de trahir Jésus.

Jésus savait qu'il était lui-même venu de Dieu et retournait à Dieu, et que Dieu avait tout mis en son pouvoir.

Il se leva de table, ôta son vêtement de dessus et prit un linge dont il s'entoura la taille.

Puis il versa de l'eau dans une cuvette et se mit à laver les pieds de ses disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait autour de la taille.

Il arriva ainsi à Simon Pierre, qui lui dit:

- Seigneur, vas-tu me laver les pieds, toi?

Jésus lui répondit:

- Tu ne sais pas maintenant ce que je fais, mais tu comprendras plus tard.

Pierre lui dit:

 - Non, tu ne me laveras jamais les pieds!

Jésus lui répondit:

- Si je ne te les lave pas, tu ne recevras plus rien de moi.

Simon Pierre lui dit :

- Alors, Seigneur, ne me lave pas seulement les pieds, mais lave-moi aussi les nains et la tête!

Après leur avoir lavé les pieds, Jésus remit ses vêtements, se rassit à table et leur dit:

- Comprenez-vous ce que je vous ai fait?

Vous m'appelez «Maître» et « Seigneur », et vous avez raison, car je le suis.

Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.

Je vous ai donné un exemple pour que vous agissiez comme j'ai agi envers vous.

Je vous le déclare, c'est la vérité: aucun serviteur n'est plus grand que son maître et aucun envoyé n'est plus grand que celui qui l'envoie.

Maintenant vous savez cela; vous serez heureux si vous le mettez en pratique.

 (Saint Jean)

Les gens, au temps de Jésus, marchaient  nu-pieds ou en sandale, le plus souvent dans le sable, dans un pays chaud.

C’était un geste d’accueil de s’occuper des pieds des personnes qui arrivaient dans une maison, de leur laver les pieds.  

L’esclave de la maison rendait ce service. Il ne convenait pas que ce soit le maître de maison.

Quand j’étais au collège, il nous était impossible de prendre notre douche à tous les soirs. Nous étions 64 dans le dortoir. Il aurait fallu trop de temps. Nous pouvions cependant nous laver les pieds.

Il y avait des genres d’auges en tôle avec une vingtaine de chantepleures d’eau froide. C’était difficile d’y mettre nos pieds à cause de l’eau qui devenait glacée et comme c’était bon, reposant, une fois que nous avions osé. Quelle sensation de chaleur et de bien-être nous donnait ce bain de pieds!

Et Pierre ne veut pas.  « Penses-tu que je vais me laisser laver les pieds par toi, toi qui est notre maître et notre guide. C'est aux esclaves, aux serviteurs à faire cela. »

Et Jésus de lui dire: « Attention Pierre, attention. Si tu ne veux pas que je te lave les pieds, nous n'avons plus rien à voir ensemble. 

Parce que te laver les pieds, c'est important pour moi, Pierre. 

Tes pieds portent tout ton corps, ils portent toute ta vie. M'occuper de tes pieds, te laver les pieds, c'est m'occuper de toute ta vie, c'est te faire plaisir, te montrer ma tendresse, te rafraîchir, te renouveler pour que tu puisses continuer à vivre, continuer ta route. 

M'occuper de tes pieds Pierre, prendre tes pieds dans mes propres mains, c'est te dire que je t'aime concrètement avec les pieds qui sont les tiens, avec la vie qui est la tienne. »

Et Pierre avec tout l'enthousiasme qu'on lui connaît de répondre: « Je ne savais pas que c'était cela que tu voulais faire. Si c'est çà, eh bien! lave-moi les pieds et tout ce que tu veux, parce que moi je veux rester avec toi, je veux qu'il y ait quelque chose entre toi et moi. »

« Se laver les pieds les uns les autres », 

c'est accepter d'abandonner nos pieds à d'autres,

d'abandonner notre vie, nos joies, nos fatigues et nos peines

en d'autres mains pour qu'elles nous renouvellent,

nous rafraîchissent, nous aiment, nous donnent vie nouvelle.

 

Laver les pieds des autres,

c'est accueillir leur vie telle qu'elle est,

leur aider à dépasser leurs limites,

les aimer profondément pour ce qu'ils sont,

les croire capables de dépassements et de réalisations toujours plus grandes

Au-delà du temps, cette question de Jésus nous est posée chaque fois que nous participons à l’eucharistie: « Comprenez-vous ce que je viens de faire? »

Comprenez-vous que je veux vous aimer,

que je veux prendre soin de vous,

que je veux m’occuper de vos fatigues,

de tout ce qui vous tue à petit feu, des difficultés de votre route ?

 

Au-delà du temps, le Seigneur Jésus nous invite à nous laver les pieds les uns les autres.  « Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns les autres.  C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous.  … vous serez heureux si vous le mettez en pratique. »

Vous serez heureux si vous faites les uns pour les autres ce que j’ai fait pour vous.

Vous serez heureux si vous prenez soin des uns des autres,

de vos vies, de vos fatigues, de vos difficultés à vivre,

de ce qui vous tue mutuellement.

Vous serez heureux si vous vous pardonnez, si vous vous redonnez vie.

Au-delà du temps, ce geste de Jésus nous parvient encore

chaque fois que nous participons à l’eucharistie

et il nous est donné chaque fois que nous allons les uns vers les autres pour échanger la paix, (geste de la paix)

pour nous accueillir dans nos différences ;

pour nous dire :

 

« Je t’accueille tel que tu es.

J’accepte d’être devant toi tel que je suis.

J’accepte de faire route avec toi.

Je te pardonne.

J’accepte ton pardon.

Je veux construire la vie avec toi. 

Je te crois capable de changer, de te dépasser. Etc.… » 

 

Quel beau geste à redécouvrir aujourd’hui !

 

Table

L’eucharistie:

mémorial.

« Vous ferez cela en mémoire de moi. »

 

Une jeune femme raconte que dans sa famille, les crêpes étaient un rituel.  Ma mère, disait-elle, faisait les meilleures crêpes au monde: du moins, c'est ce que je croyais quand j'étais petite.

Le matin, toute la maison se remplissait de l'arôme des crêpes.  Maman passait de l'un à l'autre en disant: « Votre mère fait les meilleures crêpes du monde. »  Et, à la fin, quand maman remplissait son assiette, nous disions tous en choeur: « Notre mère fait les meilleures crêpes au monde. »

La jeune femme croyait fermement que cela était vrai.  Chaque fois qu'elle mangeait à l'extérieur et qu'on lui servait des crêpes, elle ne pouvait s'empêcher de dire tout haut: « Ma mère fait les meilleures crêpes au monde », ce qui n'était pas toujours aimable pour ses hôtes.

Mais, au fur et à mesure qu'elle  grandit, sa conviction fût mise à rude épreuve.  « J'ai goûté des crêpes qui étaient très bonnes, disait-elle.  Il y en a même qui étaient meilleures que celles de ma mère. »

Un jour qu'elle était à la maison, sa mère avait fait des crêpes et, en remplissant son assiette, elle lui dit: « Ta mère fait les meilleures crêpes au monde. »  Elle décida que c'était le temps de lui dire la vérité.

- Maman, commença la jeune femme doucement, j'ai goûté des crêpes faites par d'autres.

- Elle me sourit.

- Il y en a qui sont très bonnes.

- J'en suis sûre, répondit-elle.  Il y en a sûrement qui sont aussi bonnes que les miennes.  Certaines sont même probablement meilleures.

- Oui, j'en ai goûté qui étaient meilleures que les tiennes.  Mais pourquoi nous as-tu toujours dit que tu faisais les meilleures crêpes du monde?

- Sa mère lui sourit gentiment et lui dit:

- À quoi tu penses chaque fois que tu sens l'odeur des crêpes?

- Je pense à la phrase que tu nous disais: « Ma mère fait les meilleures crêpes au monde. »

- Et à quoi tu penses chaque fois que tu manges des crêpes?

- Je pense à toi.

- Tant qu'il y aura des crêpes, tu te souviendras de moi.

 

Nos souvenirs, nous les gardons dans notre mémoire, dans notre cœur.

Il nous arrive de les oublier.

Nous gardons des photos, des objets pour ne pas oublier.

Nous confions nos souvenirs à l’ordinateur.

Dieu, Lui, a une autre mémoire.

Dans l'Eucharistie,

«faire mémoire », c'est rendre présent.

«Faire mémoire », c'est rendre Jésus présent.

Non pas seulement se souvenir de Jésus

mais le rendre présent,

vivant! (Debruynne)

Maintenant, en cet instant où nous célébrons l’eucharistie.

Quelle affaire que l’eucharistie!

 

On raconte qu'un jour deux jeunes étrangers qui s'étaient liés d'amitié, après avoir fait connaissance par le réseau des correspondants, ont eu la chance de se rencontrer durant leurs vacances d'été.

Luc, qui demeurait à la campagne, dans un petit village, était l'hôte de Thomas qui venait de France. Tout au cours des deux semaines qu'ils passèrent ensemble, ils firent davantage connaissance. Ils s'étaient dit bien des choses dans leurs lettres de correspondants, mais là, en présence l'un de l'autre, la communication était beaucoup plus facile et beaucoup plus profonde. Le temps passa très rapidement.

Comme c'était déjà la fin de l'été et que les vacances étaient terminées, Thomas devait partir le lendemain. Pour leur dernière activité, ils s'étaient réservé l'exploration d'une grotte, ce qu'ils firent avec une certaine nostalgie puisque c'était la fin d'une expérience extraordinaire pour les deux.

Et voilà que, sur le chemin de retour, en plein champ, ils se retrouvent devant un arbre fruitier comme ils n'en avaient jamais vu d'aussi beau: un arbre sauvage, aux branches débordant de beaux fruits. Ils regardèrent pendant un bon moment les fruits, les branches bien garnies. Et les yeux remplis d'une fierté et d'un émerveillement qu'ils croyaient ressentir pour la première fois, ils se mirent à rire si fort qu'on aurait pu les entendre de loin tellement leur joie était grande. Ils décidèrent donc d'y goûter. Les fruits étaient d'une saveur qu'on ne pouvait pas nommer. Ils étaient tellement heureux de leur découverte qu'ils en cueillirent pour tout le monde de la maison.

Luc dit à Thomas: « Tu vois, tu devras revenir l'an prochain pour manger de ces fruits. » Thomas devint tout triste au point que Luc se demandait qu'est ce qu'il avait bien pu dire pour que Thomas devienne si triste. Avant que Luc ne le questionne, Thomas fixa son ami avec un regard chargé de larmes qu'il ne pouvait retenir. Il commença à lui dire: « Tu sais, j'avais un secret à te confier et je ne voulais pas te le révéler avant de partir. J'aimerais pouvoir revenir l'an prochain, j'ai passé des vacances formidables, mais je suis victime d'une maladie qui m'emportera un jour ou l'autre avant le retour de l'été. Je te donnerai des nouvelles tant que je le pourrai. Voilà mon secret; je voudrais que cela reste entre nous. » On se le promit.

Quelques mois plus tard, Luc reçut de Thomas une longue lettre qui se terminait comme suit:

«Après cette dure période que je viens de passer, je sens que c'est la dernière lettre que je pourrai t'écrire. Je te redis toute mon amitié. Et comme je ne serai pas là l'an prochain, voilà ce que je te propose: tu sais avec quelle joie et avec quel plaisir nous avons découvert ce bel arbre fruitier et dégusté ses fruits succulents, eh bien! chaque fois que tu retourneras visiter cet arbre fruitier et que tu en dégusteras les fruits je voudrais que tu le fasses en rappel de la joie que nous avons vécue ensemble et pour te souvenir de notre amitié toujours aussi vivante qu'à ce moment là. Chaque fois que tu feras cela, tu le feras en mémoire de moi, et je serai avec toi. Adieu! »

«Faire mémoire », c'est rendre Jésus présent.

maintenant, en cet instant, aujourd’hui.

Quelle affaire que l’eucharistie!

Table

L’Eucharistie:

une nouvelle alliance avec  Dieu

 

Vous vous souvenez, je vous ai raconté la première alliance avec Abraham

 

Dieu qui se lie d’amitié avec Abraham,

Dieu qui  fait alliance avec lui.

Dieu et Abraham se parlent d'amour

et ils se comprennent.

 

Dans le désert du Sinaï,

Dieu a fait alliance avec son Peuple.

Il lui a dit:

« Je suis ton Dieu,

tu seras mon peuple.

Voilà  l’alliance

entre Dieu et son Peuple. »

 

 

En notre temps, si je puis parler ainsi,

Dieu a envoyé Jésus son Fils pour refaire alliance avec nous. 

Chaque fois que nous allons à l’eucharistie,

Dieu refait alliance avec nous par Jésus.

 

Dieu a envoyé son fils pour nous dire tout l’amour qui l’habite pour nous.

 

Alors Jésus au soir du repas de la Pâque

alors qu’il a réuni ses apôtres avec lui,

au cours de ce repas,

alors qu’il sait qu’il est sur le point d’être arrêté,

de mourir,

ce soir-là,

pendant le souper,

il dit à ses amis :

 

Prenez, et mangez-en tous :

ceci est mon corps livré pour vous.

Prenez, et buvez-en tous, ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémissions des péchés.

Vous ferez cela, en mémoire de moi.

 

 

Prenez, mangez, prenez, buvez  la coupe de mon sang,

le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle,

versé pour vous

et pour la multitude

en rémissions des péchés.

 

C’est comme au temps d’Abraham :

 

il n’y a que Jésus

et avec lui le Père et l’Esprit

qui s'engagent dans cette alliance.

 

C’est une alliance qui a une particularité :

elle est pour la rémission des péchés,

elle est pour les mal pris,

les pauvres,

les pécheurs,

les malades de toutes sortes.

 

Elle est pour chacun et chacune de nous

sans exception

quelque soit nos vies.

 

Quelle affaire!

Table

L’eucharistie c’est un lieu de la Parole de Dieu.

 

« À qui irions-nous », dit Saint Pierre

« Tu as les paroles de la vie éternelle ».

 

La Parole de Dieu entendue à l’eucharistie nous donne la vie, la vie éternelle.

Toute la liturgie est Parole de Dieu et d’une façon particulière cette parole :

 

« Prenez, mangez; prenez, buvez; faites cela en mémoire de moi ».

Mangez, buvez et souvenez-vous, nous dit Jésus, dans l’eucharistie.

 

Souvenez-vous de ma parole, mangez ma Parole, buvez ma Parole :

- elle est une Parole créatrice (que la lumière soit, et la lumière fut; une parole qui fait ce qu’elle dit);

- elle est une Parole qui donne vie, une parole qui est comme un souffle de vie, un souffle vivifiant, un souffle qui réchauffe (Lève-toi et marche; Lazare, viens dehors.)

- elle est une Parole de Pardon ( …mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et je l’ai retrouvé. Et une joyeuse fête commença. )

- elle est une Parole de confiance (Les oiseaux ne travaillent pas et pourtant le ciel et la terre leur appartiennent. Les lys et les fleurs des champs ne travaillent pas et pourtant aucun roi, aucune reine n’a jamais été habillé comme eux. Vous autres, vous êtes bien plus beaux et bien plus belles, bien plus importants et importantes que les oiseaux et les fleurs. Mangez et souvenez-vous)

- elle est une Parole de miséricorde (Personne ne t’a condamné. Moi non plus je ne te condamne pas)

- elle est une Parole de tendresse (Venez à moi vous tous qui ployez sous le fardeau et moi je vous donnerai le repos)

L’eucharistie est aussi notre parole, parole reçue de Dieu, oui et aussi parole donnée de notre part.

Nos « Amen » bien sûr qui disent notre accord à ce qui est fait.

Notre union à la prière du prêtre.

Notre parole qui dit « Je Crois ».

Et aussi notre parole donnée.

Au début de l’évangile de Jean, nous avons cette révélation extraordinaire :

Au commencement, lorsque Dieu créa le monde la Parole existait déjà; celui qui est la Parole était avec Dieu, et était Dieu.

Il était donc avec Dieu au commencement.

Dieu a fait toutes choses par lui; rien de ce qui existe n'a été fait sans lui.

En lui était la vie, et cette vie donnait la lumière aux hommes.

Celui qui est la Parole était dans le monde. Dieu a fait le monde par lui, et pourtant le monde ne l'a pas reconnu.

Il est venu dans son propre pays, mais les siens ne l'ont pas reçu.

Cependant, quelques-uns l'ont reçu et ont cru en lui; il leur a donné le droit de devenir enfants de Dieu.

Ils ne sont pas devenus enfants de Dieu selon la nature humaine, comme on devient enfant d'un père terrestre; c'est Dieu qui leur a donné une nouvelle vie.

Celui qui est la Parole est devenu un homme et a vécu parmi nous, plein de grâce et de vérité.

Nous avons tous reçu notre part des richesses de sa grâce; nous avons reçu une bénédiction après l'autre.

Dieu nous a donné la loi par Moïse; mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.

Et la grâce qu’il nous a donné c’est que nous devenions ses enfants, des enfants qui lui ressemblent, des comme Lui, des personnes qui de plus en plus deviennent Parole, Verbe créateur à sa manière, qui donnent la lumière.

Quelle affaire!  Savons-nous ce que nous sommes appelés à être?

Notre parole est appelée à devenir créatrice à la manière de la Parole de Jésus, une parole qui donne vie, une parole de pardon, de confiance, de miséricorde, de tendresse.

Je me souviens, lors de la célébration de la première eucharistie, qu’une jeune maman dont un enfant faisait sa première eucharistie, se leva avec son dernier-né dans ses bras, pour raconter les découvertes qu’elle avait faites en accompagnant son enfant dans la préparation aux sacrements et comment elle était maintenant plus proche de Dieu et de son enfant.

À la suite, les gens me dirent que ce fut le plus beau moment de la célébration.

Je sais par ailleurs que des gens ont quitté la communauté car ils étaient dérangés parce que j’offrais aux gens de prendre la parole pour raconter leur expérience avec la Parole de Dieu.

C’est un rêve pour moi que tous et toutes puissent prendre la parole au cours de l’eucharistie, car la parole nous crée, la parole communique à nos frères et à nos soeurs le souffle qui nous habite chacun et chacune.

Et si nous n’y arrivons pas, reconnaissons que c’est un manque dans nos célébrations de l’eucharistie, que l’Église et nos communautés se privent de l’Esprit qui habite nos frères et nos sœurs, que nous ne célébrons pas l’eucharistie totalement comme il se devrait.

 Table

Eucharistie

L’eucharistie c’est une rencontre, un rassemblement où nous mangeons ensemble.

Le repas?  est-ce important pour vous, pour votre famille?

Qu'est-ce qui se passe au cours d'un repas?  Qu’est-ce qui fait que le repas est réussi?

Bien sûr ce que nous mangeons et aussi l’harmonie, la communion entre les convives, la parole reçue et donnée qui fait vivre.

Je me souviens, chez nous: le repas était très important.

Nous étions 13 à table.

Nous prenions toujours la même place.

Ça commençait par la prière - le « Benedicite » « Bénissez-nous ô mon Dieu ainsi que la nourriture que nous allons prendre »,  que nous disions ensemble.

Puis mon père prenait le pain cuit par maman.  Il prenait le couteau à pain et faisait sur le pain une croix avec le couteau avant de l'entamer.

C'était toujours un geste solennel, plein de respect, un geste que j'ai toujours considéré comme sacré, que j'ai toujours conservé dans ma mémoire.

C'est un geste qui faisait une relation entre  le fait que nous étions en famille autour de la table,  que nous pouvions partager le pain parce que nous en avions  et Dieu qui nous le donnait.

C'était beau et je m'en souviens.

C'était presque une vraie messe:

Il y avait la famille assemblée.

Il y avait mon père et ma mère qui présidaient et qui partageaient le pain.

Il y avait la présence de Dieu par le signe de croix sur le pain et dans le pain que nous avions et qui nous faisait vivre.

Il y avait de présent à ce repas beaucoup d'amour.

Bien sûr, parfois, il y avait aussi des chicanes, des discussions, des désaccords, et aussi le plus souvent un plaisir fou de nous retrouver ensemble, de rire ensemble, de refaire l'histoire du vécu de la famille.

Aujourd'hui, je me dis que c'est là que j'ai appris la messe,  à célébrer l'eucharistie.

Jésus a toujours célébré l'eucharistie à l'occasion d'un repas et une des premières caractéristiques de ces repas c'est que Jésus les prenait avec ceux et celles qui étaient là sans rien leur demander: « Prenez, mangez disait-il, faites ceci en mémoire de moi. »

« Car je ne veux pas vous abandonner, vous laisser seuls avec la vie, je ne veux pas vous laisser orphelins, je veux demeurer avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps pour que vous soyez de grands vivants, de grandes vivantes. »

C’est lentement, au fil de la vie, que Jésus a fait connaître à ses amis et à ceux et celles qui le suivaient ce qu’est l’eucharistie.  Ce ne fut pas toujours facile.  C’est encore la même chose aujourd’hui.

Un jour…

Jésus nourrit cinq mille hommes

Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté du lac de Galilée (appelé aussi lac de Tibériade).

Une grande foule le suivait, parce que les gens voyaient les miracles qu'il faisait en guérissant les malades.

Jésus ne leur demande rien, aucune disposition spéciale.  Il veut tout simplement tout leur donner.

Jésus monta sur une colline et s'assit là avec ses disciples.

La Pâque, la fête des Juifs, était proche. 

Jésus regarda et vit qu'une grande foule venait à lui; il dit donc à Philippe:

- Où pourrions-nous acheter de quoi leur donner à manger à tous?

(Il disait cela seulement pour voir ce que répondrait Philippe, car il savait déjà ce qu'il allait faire.)

Philippe lui répondit:

- Même avec deux cents pièces d'argent, nous n'aurions pas de quoi acheter assez de pain pour que chacun d'eux en reçoive un petit morceau.

Un autre de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit :

- Il y a ici un garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons. Mais qu'est-ce que cela pour un si grand nombre de personnes?

Jésus dit alors :

- Faites asseoir tout le monde. (Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit.) Ils s'assirent donc; ils étaient au nombre d'environ cinq mille hommes.

Jésus prit les pains et, après avoir remercié Dieu, les distribua à ceux qui étaient assis là. Il leur donna de même du poisson, autant qu'ils en voulaient.

Quand ils eurent tous assez mangé, Jésus dit à ses disciples:

- Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne soit perdu.

Ils les ramassèrent et remplirent douze corbeilles avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge qu'on avait mangés.

Les gens, voyant le miracle que Jésus avait fait, déclarèrent:

- Cet homme est vraiment le Prophète qui devait venir dans le monde!

Devant une telle bonté, une telle gratuité, les gens découvrent qui est Jésus, le prophète qui doit venir et apporter le salut.

Jésus se rendit compte qu'ils allaient venir l'enlever de force pour le faire roi. Il se retira donc de nouveau sur la colline, tout seul.

Le lendemain la foule cherche Jésus.  Elle veut encore des miracles.

Les gens le trouvent de l’autre côté du lac.

 

Jésus leur répondit:

- Je vous le déclare, c'est la vérité: vous me cherchez parce que vous avez mangé du pain et en avez eu suffisamment, et non parce que vous avez saisi le sens de mes miracles.

Comme ça ressemble à aujourd’hui!  On en sait des choses et c’est bien et on est en train d’oublier totalement notre histoire, d’où nous venons, qui nous sommes, ce qu’est vraiment l’eucharistie…

Ne travaillez pas pour la nourriture qui se gâte, mais pour la nourriture qui dure et produit la vie éternelle. Cette nourriture, le Fils de l'homme vous la donnera, parce que Dieu, le Père, a mis sur lui la marque de son autorité.

 

Et Jésus va donner le sens de son miracle.

« - Je vous le déclare, c'est la vérité: ce n'est pas Moïse qui vous a donné le pain du ciel, mais c'est mon Père qui vous donne le vrai pain du ciel.

Car le pain que Dieu donne, c'est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde.

Ils lui dirent alors:

- Maître, donne-nous toujours de ce pain-là.

Jésus leur déclara:

- Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.

Les Juifs s'indignaient contre Jésus parce qu'il avait dit : «Je suis le pain descendu du ciel.»

- N'est-ce pas Jésus, disaient-ils, le fils de Joseph? Nous connaissons son père et sa mère. Comment peut-il dire maintenant qu'il est descendu du ciel?

Jésus leur répondit :

 - Cessez de vous indigner entre vous.

 

Je vous le déclare, c'est la vérité: celui qui croit a la vie éternelle.

Je suis le pain de vie.

Vos ancêtres ont mangé la manne dans le désert et ils sont morts.

Mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas.

Je suis le pain vivant descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra pour toujours. Le pain que je donnerai, c'est ma chair; je la donne afin que le monde vive.

Là-dessus, les Juifs discutaient vivement entre eux:

- Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger? demandaient-ils.

Jésus leur dit:

- Je vous le déclare, c'est la vérité: si vous ne mangez pas la chair du Fils de l'homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n'aurez pas la vie en vous.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ramènerai de la mort à la vie au dernier jour.  (tombeau vide)

Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang est une vraie boisson.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang vit en moi et je vis en lui.

 

Après avoir entendu Jésus, beaucoup de ses disciples dirent :

- Cet enseignement est difficile à admettre. Qui peut l'accepter?

 

Dès lors, beaucoup de ses disciples se retirèrent et n'allèrent plus avec lui.

Jésus dit alors aux douze disciples:

- Voulez-vous partir, vous aussi?

Simon Pierre lui répondit:

- Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles qui donnent la vie éternelle.

 

Si ça ne ressemble pas à aujourd’hui cela.

Que mangeons-nous?

« Prenez, et mangez-en tous :

ceci est mon corps livré pour vous. »

Prenez, et buvez-en tous, ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémissions des péchés.

Vous ferez cela, en mémoire de moi. »

Qu’est-ce que nous mangeons?

 

Une jeune fille qui entendait les paroles de l’eucharistie « Ceci est mon corps, ceci est mon sang » s’est écriée : « Heurk »

Un ami prêtre, expliquait à des jeunes handicapés mentaux ce qu’est l’eucharistie au cours d’une célébration.

À la fin, il leur a demandé ce qu’ils avaient retenu d’essentiel?

Un garçon a dit : « C’est quand vous lui avez fait craquer les os.»

Que mangeons-nous dans l’eucharistie?

Jésus nous dit lui :

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ramènerai de la mort à la vie au dernier jour.

Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang est une vraie boisson.

Celui qui mange ma chair et boit mon sang vit en moi et je vis en lui.

Le Père qui m'a envoyé est vivant et je vis par lui; de même, celui qui me mange vit par moi.

Voici le pain qui est descendu du ciel: il n'est pas comme celui qu'ont mangé vos ancêtres, qui sont morts. Celui qui mange ce pain vivra pour toujours. »  (Saint Jean 6, 54-59)

L'eucharistie c'est une grande façon pour Dieu le Père de nous aimer et de nous le dire.

L'eucharistie c'est l'Esprit qui vient et qui aime, qui nous aime. 

L'eucharistie c'est l'Esprit de Dieu qui s'empare du pain et du vin et qui les transforme en son corps et en son sang parce que l'Amour change tout, parce que l'Amour est capable de tout. 

L'eucharistie c'est l'Esprit de Dieu qui s'empare de nous et qui nous transforme en son corps, parce que l'Amour change tout, parce que l'Amour est capable de tout. 

L'eucharistie c'est l'Esprit de Jésus qui nous rassemble le dimanche pour nous permettre de recevoir son amour et pour nous réengager chaque fois à partager entre nous ce que nous avons de meilleur, l’amour de Dieu en nous, devenu notre propre amour. 

L'eucharistie c'est l'Esprit de Jésus et du Père qui vient nous habiter complètement, nous remplir de leur propre amour, nous donner le goût d'être comme eux, des êtres de tendresse et d'amour, nous donner le goût de décider de dire oui à l'amour, de partager notre propre amour avec toutes et tous.

L'eucharistie,  c'est une grande aventure avec Dieu et avec nos frères et nos sœurs.

Nous recevons  en un premier temps l’amour de Dieu qui, en un deuxième temps, transforme nos propres cœurs pour nous rendre capables :  

d’accueillir nos frères et soeurs,

de partager avec eux, avec elles cet amour reçu de Dieu devenu notre propre amour,

de former son Peuple en marche avec lui et vers lui,

de vivre ensemble dans la paix, la justice, la fraternité, le partage, 

de reconnaître dans nos vies les dons de Dieu;

de nous rassembler pour dire notre merci à Dieu pour la joie, la vie, l'amour qui nous habite.

Quelle affaire que l’eucharistie!

Que mangeons-nous à l’eucharistie ?

L’amour de Dieu même.  Quelle affaire !

La maison d'Élisabeth est toujours remplie de joie, d'amour, de bon temps partagé et ... de pain frais.

Bien sûr, les choses vont lentement puisque Élisabeth a 85 ans. Les tâches les plus simples lui demandent aujourd'hui beaucoup plus de temps et d'énergie que lorsqu'elle avait 25 ans. Les jours où elle reçoit ses petits-enfants bien-aimés, elle se lève tôt et s'installe dans sa cuisine pour toute la journée. Ses mains nouées d'arthrite mélangent avec soin la pâte, la pétrit, y ajoutent la cannelle sucrée, puis elle fait cuire ses pains. Ce travail lui demande plus d'effort physique aujourd'hui qu'à l'époque où elle nourrissait toute sa famille de son pain à la cannelle. Mais la joie qu'elle y trouve en vaut la peine.

Ses enfants et ses petits-enfants, qui se sont régalés de son pain depuis qu'ils sont capables d'en tenir dans leurs mains, connaissent l'effort qu'Élisabeth doit déployer pour le produire. Cependant, il ne leur viendrait jamais à l'idée de lui demander de cesser d'en faire. Le pain d'Élisabeth contient plus que de la farine, de l'eau, de la cannelle ou d'autres ingrédients de ce genre. Dans sa préparation elle y inclut un ingrédient très spécial. Elle y ajoute une partie d'elle-même : son amour.

 

(Connections, Juin, 1997) La recette spéciale d'Élisabeth

 

Table

Il nous a donné tout son amour

L’eucharistie, c’est une rencontre, un rassemblement de frères et de sœurs pour répondre à une invitation de Jésus : « Faites ceci en mémoire de moi ».

Un jour, c'était après sa mort, Jésus rencontre deux disciples,  sur le chemin d'Emmaüs, deux de ses amis qui revenaient de Jérusalem, justement à la suite de sa mort.

Ils ne le reconnaissent pas car il est ressuscité et un ressuscité c’est tout transformé, ça ne se reconnaît pas par les yeux humains.

Il leur dit qu'ils ont l'air triste, qu'ils manquent de vie, qu’ils sont comme des morts.

Ils sont insultés. Ils réagissent vivement: « Tu es bien le seul à ne pas savoir ce que nous vivons.  Notre meilleur ami, celui en qui nous avions mis tout notre espoir, espoir  de changement de notre société qui va si mal, espoir de libération de nos vies, a été arrêté. 

On lui a fait un semblant de procès. 

Nous autres, nous aurions pu témoigner en sa faveur mais nous n'avons pas bougé. 

On se sent mal. On a raison d’être tristes. 

Nous nous sentons coupables.

Nous voudrions bien faire quelque chose, mais il n'y a plus rien à faire car il est mort. 

On s’en retourne chez nous parce que sans lui tout est fini pour nous.

C’est tout un drame que vive ces gens-là.

Et Jésus va commencer à leur raconter toute l'histoire de Dieu avec les hommes et les femmes.

L’histoire d’Abraham, de Jacob, de Joseph, de Moïse; l’histoire d’Osée l’amoureux déçu et sauvé. 

Des histoires de femmes extraordinaires aussi : Sara, Tamar, Ruth et Nohémi; Judith, Esther.

Il leur raconte entre autre l’histoire de la première alliance avec les hommes et les femmes réalisée avec Abraham.

ABRAHAM: un chaldéen, habite Ur en Chaldée.

Il a 75 ans et il est riche (serviteurs - plusieurs femmes - grands troupeaux) Sa femme Sara est stérile.

Abraham entend un appel: quitte ton pays. (Quitte ton train train quotidien ; ce qui te tue, ce qui t’empêche de vivre, va vers quelque chose de neuf, vers une vie nouvelle)

Et il  reçoit une promesse:    je ferai de toi un grand peuple

                                           je te donnerai un pays

                                           je te donnerai un sauveur

Abraham part... ça fait 25 ans qu'il est parti déjà  et il n'a pas encore d'enfant, il n'a pas de pays... Il se plaint à Yahvé Dieu et Yahvé Dieu lui répond:

- Sors dehors et regarde les étoiles, regarde  le sable sur le bord de la mer et compte si tu le peux...

Alors Abraham va vivre un événement majeur de sa vie... Il va vivre une alliance avec Yahvé Dieu.

Yahvé Dieu lui dit:

- Prends une génisse, une chèvre, un bélier de trois ans, une tourterelle, un pigeonneau... coupe-les en deux parties et attache-les à des piquets. Au cours de la nuit Yahvé Dieu passa entre les parties sous forme de feu faisant  ainsi un contrat, une alliance avec Abraham

Yahvé Dieu s'engage personnellement avec lui. (Si le contrat n’est pas rempli, on fera à celui qui ne remplira pas son contrat ce que l’on a fait aux animaux.  Et comme seulement Yahvé Dieu s’est engagé…)

Plus tard.... un jour, alors qu'Abraham est assis sous un chêne et se repose, trois hommes s'amènent.  Abraham les reçoit comme c'est  l'habitude (aujourd'hui prendre un café)  fait tuer un chevreau- fait faire  des galettes...

Pendant le repas un des étrangers lui demande où est Sara ta femme?  L'an prochain, à la même époque nous repasserons et ta femme aura un enfant.

Sara a 100 ans et, de la tente, depuis le début, observe les étrangers... quand elle entend, elle ri

Un an plus tard Sara donne naissance à Isaac  (C’est le début de l’accomplissement de l’alliance)

Et puis, l’étranger leur rappelle des paroles de Yahvé leur Dieu rapportées par les prophètes :

« … Tu comtes pour moi, tu as du prix à mes yeux et je t’aime. »

« Et toi, Israël, mon serviteur…

Ne crains pas car je suis avec toi,

C’est moi qui te viens en aide. »  Ézéchiel 41, 8;10;14

« Tu leur diras : Ainsi parle le  Seigneur Yahvé.  Vous saurez que je suis Yahvé, lorsque j’ouvrirai vos tombeaux et que je vous ferai remonté de vos tombeaux, mon peuple.  Je mettrai mon esprit en vous et vous vivrez. »  Ézéchiel 37, 12-14

Ils sont déjà rendus à Emmaüs, le soir tombe, le temps de se séparer est venu.

C’est bon ce que leur raconte l’étranger, ça met un baume sur leur peine.  Ils ont besoin d’entendre cette parole.

Alors ils ne veulent pas se séparer de cet étranger.  Ils l’invitent à entrer avec eux.

Jésus entre.  La conversation se continue.  Lentement la vie revient.  La culpabilité s’en va. C’est comme s’ils passaient de la mort à la vie.

On apporte le pain et Jésus le partage et ils le reconnaissent. 

C’est dans le signe du pain partagée qu’ils reconnaissent leur ami Jésus.

Ils se souviennent alors de leur dernier repas avec lui; ils se souviennent qu’il leur a dit : « Vous ferez cela en mémoire de moi. » Ils ne l’oublieront jamais.

Ils ne peuvent pas demeurer en place.  Ils partent, en pleine nuit,  pour retourner à Jérusalem pour aller raconter à leurs amis leur rencontre avec le Seigneur, leur raconter qu’ils l’ont vu de leurs yeux, qu’il est bien vivant.

Ils sont heureux ces gens-là.

Et tandis qu’il vont, ils échangent leur prise de conscience commune: comme il y avait de l'amour entre nous pendant que nous étions ensemble avec Jésus, comme c'était bon. Comme il nous a donné tout son amour, pourraient-ils dire.

Ils n’oublieront jamais cela.

 Le pain qui donne vie.

Chez moi, c’est mon père qui boulangeait le pain. Il le faisait avant de partir au travail le matin.

Je me rappelle avoir vu maman rabattre la pâte qui était levée.

Et quand, avec mes frères et sœurs, nous arrivions de l’école, ça sentait bon dans la maison, le bon pain chaud. Je le sens encore.

Et comme des affamés, nous mangions de ce pain frais avec du beurre. Nous nous arrachions la croûte.

Maman nous disait : « Est-ce qu’il est bon mon pain?  J’y ai mis tout mon cœur. »

Nous ne faisions pas tellement attention à ces paroles qui étaient normales pour nous à ce moment-là.

C’est curieux : il arrive souvent que le sens des paroles qu’une personne a dites devient signifiant une fois que cette personne est partie.

Aujourd’hui que ma mère est morte, je me rappelle souvent ces paroles: « J’y ai mis tout mon cœur »  Ces mots me redisent tout l’amour qu’elle nous portait.   Encore aujourd’hui, ces mots renouvellent à ma mémoire cet événement qui est encore plein de vie pour moi.

Denis Lepage

C’est l’expérience des amis de Jésus : comme il nous a donné tout son amour.  Ils n’oublieront jamais cela.  

Table

Eucharistie, une rencontre

L'Eucharistie c'est une rencontre, un rassemblement de frères et de soeurs pour répondre à l'invitation de Jésus qui nous as dit:

« Faites ceci en mémoire de moi. » (1)

C'est une rencontre, un rassemblement

nous mangeons ensemble.  (2)                                                                                                 

Jésus nous parle dans sa Parole,

et nous prenons la parole nous aussi   (3)

où nous vivons une Nouvelle Alliance avec Dieu  (4)

où nous faisons mémoire  de Jésus,  (5)          

Jésus se rend présent à nous, pour nous donner tout son amour et faire de nous des frères et des soeurs.                                                   

Cette rencontre, ce rassemblement       

 

c'est un beau moment de communion avec nos frères et nos sœurs   (6)

 

où nous sommes accueillis comme nous sommes  (7)

 

c'est un beau moment d'union, de communion avec Jésus, où ensemble nous formons son Corps, son Église  (8)

 

c'est un beau moment qui nous renouvelle, qui nous rajeunit, qui nous réjouit, qui nous relance dans la vie.  (9)                                                                                               

                                                                                                                                        

La présence de Jésus, son amour, se retrouve                                          

dans le pain et le vin                                             

dans sa Parole,                                           

dans chacun et chacune de nous qui formons son Peuple, son Corps, son Église.

C'est toujours bon.

 Table

UN CHEMIN D’AMOUR: L’EUCHARISTIE

Chaque année, dans ma famille,

nous nous réunissons, nous nous  rassemblons, les frères et les soeurs avec leurs enfants et leurs petits­-enfants

pour nous rencontrer bien sûr, surtout,     

pour être fidèles à une invitation,

pour répondre à une invitation  (1)

que nous faisait notre mère: « Quand je ne serai plus là, j'espère que vous allez continuer à vous voir et à rester unis entre vous. »

 

 Pendant cette réunion-là,

 nous mangeons ensemble, (2)

 nous parlons  (3)

 Nous refaisons nos liens (nouvelle alliance)  (4)

 nous nous amusons.

 Et puis, il y a toujours un moment où, - il vient comme ça -, nous parlons de notre père et de notre mère,      

 nous rappelons nos souvenirs:  (5)

 des faits, des tours que nous leur avons joués

et dont ils ne se doutaient même pas,

des paroles qu'ils nous disaient.

Nous racontons ce que nous avons dans la mémoire.

 

À chaque année, c’est immanquable, nous revient comme la parole essentielle, une parole que nous disait si souvent maman. Autant dire que c’est la parole qui résume tout ce qu’elle nous a enseignée comme le « Aimez-vous les uns les autres de Jésus »: « Ce qui est important dans la vie, ce n’est pas la beauté du corps, mais la beauté du cœur. »

 

Cette parole reste avec nous.  Elle est comme une Bonne Nouvelle, comme  un phare qui éclaire notre chemin, elle est comme un but à atteindre.

 

C'est toujours bon.

 

C'est comme si nos parents étaient là avec nous.

 

C'est un beau moment d'amour où chacun, chacune est accueilli sans condition  (7)

 

Cette rencontre est un moment d'union avec nos parents où nous sommes en contact avec notre histoire, où chaque année, de nouveau, nous nous racontons notre histoire.

 

C'est un moment de communion qui garde les liens dans la famille. (8)

 

C'est un moment qui nous renouvelle, qui nous rajeunit, qui nous réjouit, qui nous relance dans la vie. (9)

 

Vous avez sûrement des expériences semblables.

 

Nos expériences humaines sont importantes pour saisir la présence de Dieu dans nos vies.

 

 

Table

 

 

 

Table