Paraître devant Dieu
C'était un grand séminariste. Aux yeux de sa grand-mère – qu'il vouvoyait à cette époque – c'était un savant. Elle, profondément religieuse et très pieuse, avait la foi du charbonnier.
Un jour, elle lui fait part de son angoisse : « Quand j'ai à parler à monsieur le maire, je bafouille, j'ai le souffle coupé, je ne trouve pas mes mots. S'il me fallait parler à Mgr l'évêque, ce serait pire, je n'oserais même pas le regarder. Alors, quand il me faudra paraître devant Dieu et me défendre ! Tu imagines ! »
Ce futur prêtre, très délicatement, répondit:
« Grand-mère, vous n'avez pas à vous inquiéter. Parce que le Bon Dieu posera les questions, bien sûr. Mais à chaque question, c'est lui qui fera la réponse. »
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Histoires 2008
Enseigne moi ce qui ne meurt jamais Gérard Depardieu et saint Augustin Je t'invite à vivre et à aimer, pas à mourir Le petit garçon et le chiot boiteux Même si vous ne pouvez entendre Notre vrai père et notre vraie mère Quand se termine la nuit et commence le jour
Une grande famine dévastait la Russie au début du siècle. Au tournant d'une rue, Tolstoï heurta, presque, un mendiant qui tendait la main. Tolstoï mit la main dans sa poche à la recherche d'une pièce de monnaie en regardant le mendiant dont les yeux s'étaient allumés d'espoir. Mais hélas, Tolstoï dut avouer qu'il n'avait pas un sou dans ses poches. Comment réconforter un pauvre homme dans le besoin et profondément déçu? Sensible à la détresse de l'homme, Tolstoï prit la main du «quêteux» dans les siennes et lui dit: «Ne soyez pas fâché contre moi, mon ami, je n'ai rien à vous donner.» Un grand sourire éclaira le visage du pauvre. «Mais tu viens de m'appeler "mon ami", c'est un gros cadeau!» Sherman Stevens Newton Il était une fois un clown nommé Paqifi, qui aimait la paix et était convaincu que les enfants du monde pourraient faire «éclater» la paix. Un jour Paqifi était très triste parce qu’il pensait aux enfants du Kosovo qui ont vu brûler leurs maisons, leurs écoles, tuer des personnes qu’ils aimaient. Il pensait aussi aux enfants de la Serbie, qui ont souffert en voyant les bombes détruire leurs maisons et leurs villes. Après de longs jours de réflexion et de tristesse, Paqifi décida d’aller chez les enfants kosovars, qui sont dans le camp de réfugiés «Don Bosco», pour leur offrir la graine de la paix. Paqifi arrive auprès des enfants, présente son projet et demande leur collaboration, parce que la graine de la paix a besoin d’une terre accueillante et de beaucoup de soins. Les enfants discutent sur la proposition de Paqifi et décident de semer, dans leur école et dans leur camp, la graine de la paix. Avec leurs maîtresses, les mamans, les papas, les enfants préparent le terrain, sèment les précieuses graines, les arrosent, voient les efforts des petites graines pour briser les mottes de terre, pour affronter les risques de la vie. Cependant les tiges croissent et un beau jour les fleurs s’épanouissent. De jour en jour, le jardin est plus beau et les enfants sont si heureux. Mais un sombre jour, en se rendant à l’école, les enfants trouvent le jardin détruit, les fleurs arrachées, piétinées, déracinées, brûlées, et leur visage se remplit d’effroi, douleur, peur, larmes… «Pourquoi?». «Ce n’est pas possible! Qui a fait cela?» «Si je le trouve…» Ils écrivent alors à Paqifi. Il leur explique que la graine semée était très bonne, que ce qui est arrivé dans leur école est justement ce qui arrive dans le monde : en nous tous, il y a beaucoup de graines, quelques-unes bonnes, utiles, qui apportent sagesse et beauté, d’autres, au contraire, comme la violence et les caprices, apportent la ruine et la destruction. Quand ces dernières graines dominent, arrivent les désastres, comme ceux qui se sont produits dans notre école, mais aussi en Serbie, au Kosovo, en Amérique, en Afrique, en Asie. Il est indispensable alors de cultiver les graines pour qu’elles soient plus vigoureuses que celles de la violence et de l’injustice. Mais, maintenant, nous nous trouvons devant un désastre et il est important de reconstruire notre jardin. Mais comment? On décide de le demander aux enfants du monde entier. Les enfants du camp «Don Bosco» se mettent au travail et écrivent un grand nombre de lettres à leurs amis du monde pour connaître leur avis. D’abondantes réponses arrivent avec de nombreuses propositions dont les enfants discuteront. À la fin, tous ensemble, ils décident de construire le jardin parce que la paix a «éclaté». Carrefour Salésien mars-avril 2000 Un professeur de l'Université John Hopkins chargea un groupe d'étudiants d'aller visiter la zone des taudis. Il leur dit: «Prenez deux cents garçons, entre douze et seize ans, faites des recherches au sujet de leur milieu et prédisez ensuite quelles sont leurs chances pour l'avenir». Après avoir consulté des statistiques sociales, après avoir parlé aux garçons et réuni autant de données qu'ils le purent, les étudiants conclurent que 90% de ces garçons passeraient un certain temps dans un pénitencier. Vingt-cinq ans plus tard, un autre groupe d'étudiants fut chargé de vérifier cette prédiction. Ils retournèrent dans la zone des taudis et trouvèrent 180 des 200 garçons. Il apparut que quatre d'entre eux seulement avaient fait de la prison. Comment se fait-il que ces garçons qui avaient vécu dans un endroit propice au crime soient parvenus à maturité avec si peu d'antécédents judiciaires? Chacun des garçons questionnés fournit la même réponse: «Hé, bien! il y avait cette institutrice.» Poussant leurs recherches, ils trouvèrent que 75% des cas faisaient mention de la même femme. Les étudiants firent des recherches et trouvèrent cette institutrice dans une maison de repos pour les enseignants à la retraite. Après les présentations vinrent les interrogations: «Comment avait-elle exercé une influence aussi remarquable sur les enfants des taudis? Pouvait-elle donner une raison pour laquelle ces garçons s'étaient souvenu d'elle?» «Non», dit-elle. Non, elle ne voyait vraiment pas. Puis revenant en arrière sur les années passées, elle dit d'un ton rêveur, plus pour elle-même que pour ses interrogateurs: «J'aimais ces garçons».
Milton Britten, Education for Life, Reader's Digest, juin 1953, p. 131, Un jour, Sébastien et Isabelle en s'amusant dans le salon, trouvèrent un petit sac de tissu dans le bas de l'horloge grand-père. Ils l'ouvrirent et en jetèrent le contenu sur le plancher. Intrigués, ils comptèrent trois cent soixante-cinq petites pierres de différentes couleurs. D'où venaient donc ces pierres? Pourquoi étaient-elles de différentes couleurs? Ils posèrent ces questions à leur père, Christian, qui leur promit d'y répondre au matin du jour de l'an. Le moment venu, Christian expliqua à Sébastien et Isabelle l'origine de ces pierres. Alors qu'il avait cinq ans, son père et sa mère durent aller vivre en Europe pendant un an et ils confièrent la garde de Christian à ses grands-parents. En revenant de l'aéroport, l'enfant demanda à son grand-père: «Comment c'est long, un an.» Alors le grand-père alla chercher une petite boîte remplie de minuscules cailloux qu'il avait recueillis avec son petit-fils le long de la rivière les beaux après-midi de l'été. «Tu vois, c'est ça une année, dit-il. À chaque jour tu en prendras un que tu mettras dans le petit sac que grand-maman a cousu exprès. Et tu sais, les jours ont la couleur qu'on veut bien leur donner. Ils peuvent être verts, bleus, roses ou jaunes. Par exemple, d'un jour heureux, on peut dire qu'il est bleu. Si on fait une bonne action, il peut être d'un beau vert émeraude, si on est courageux et patient, il serait rose et ainsi de suite.» «Peut-il y en avoir des noirs?» questionnai-je. «Ça peut arriver, si on a un gros chagrin, mais c'est très rare. À chaque soir, nous pourrions nous servir des pinceaux et des couleurs que tu as reçus en cadeau à Noël et tu décideras toi-même de la couleur des pierres que nous déposerons dans le sac à tous les soirs.» Au retour de mes parents, je me rendis à l'aéroport avec mon petit sac de pierres colorées. Après les accolades, maman intriguée, me demanda ce que pouvait bien contenir mon sac. Je lui répondis: «C'est la couleur des jours». Elle sembla amusée mais n'alla pas plus loin. Rendu à la maison, je vidai mon sac sur le tapis. À mon propre étonnement, les pierres étaient presque toutes bleues, plusieurs roses, quelques vertes; deux seulement étaient noires. «C'est la couleur des jours depuis votre départ», dis-je. Et que veulent dire les couleurs? demanda maman. Je répondis: «J'ai été joyeux pour chaque bleu, patient et courageux pour chaque rose, et vert pour les bonnes actions». «Et les noires?» demanda maman. «Les noires, ce sont les jours où nous n'avons pas eu de nouvelles de vous.» C'est ainsi que j'ai appris que les jours pouvaient avoir la couleur que nous leur donnions. Alors la femme de Christian s'approcha et lui dit: «N'est-ce pas qu'aujourd'hui, on pourra peindre en bleu.» Christian, ému, en serrant ses enfants dans ses bras et embrassent sa femme, répéta: «bleu» avec un large sourire.
Revue de Sainte-Anne-de-Beaupré Un soir un travailleur revenait péniblement de son travail quand il s'arrêta sur le bord de la route pour se reposer. Et voici que passa une femme qui tirait une voiture pleine de fleurs. Le parfum de ces fleurs était tel qu'il sembla à notre homme qu'il enlevait toute fatigue de son corps et toute inquiétude de son esprit. Il n'avait jamais vécu une telle expérience dans son propre jardin. - Combien dois-je payer ou que dois-je faire pour avoir quelques-unes de vos fleurs? demanda-t-il à la dame. - Mon bon monsieur, dit-elle, prenez ce que vous désirez. - Comment payer en retour? insista-t-il. - Il suffit que vous soyez reconnaissant, dit-elle.
L'homme prit des fleurs plein ses bras et se dépêcha de rentrer joyeusement à la maison. Sa femme et ses enfants se réjouirent avec lui de ces fleurs prodigieuses et découvrirent eux aussi que les regarder était un bonheur et que respirer leur parfum rafraîchissait le coeur. Alors, pour ne pas perdre son trésor, l'homme planta les tiges dans un petit coin de jardin à l'arrière de la maison. Le soleil et l'eau les gardèrent merveilleusement belles et toujours bienfaisantes. Mais quand les enfants venaient jouer dans la cour, l'homme les mettaient en garde de jouer sans précaution et ainsi risquer d'abîmer les fleurs. Pourtant les fleurs demeuraient toujours saines et robustes en autant qu'elles avaient assez de soleil et d'humidité. Nulle part ailleurs on ne pouvait trouver un tel adoucissement dans les peines et un tel réconfort dans les difficultés de la vie. Ces fleurs prodigieuses étaient un véritable trésor. Comme la famille grandissait et que. des enfants plus nombreux venaient jouer dans le jardin, l'homme devint encore plus prudent envers ses fleurs. Il était décidé à les protéger et il construisit un grand mur autour. Avec le temps, il ne permit aux enfants d'entrer dans ce petit sanctuaire que très rarement et avec les plus grandes précautions. Puis il y eut des règlements et il fallut mériter l'entrée au jardin. Comme la famille voyait de moins en moins les fleurs et en bénéficiait que très rarement, plusieurs sortirent à la recherche de la dame aux fleurs. Elle était toujours là et donnait toujours gratuitement ses fleurs merveilleuses. John Aurelio Je t’invite à vivre et à aimer, pas à mourir.
Une femme raconte sa vie de débauche pendant plusieurs années.
Un jour, elle avait décidé d'en finir avec la vie. Elle considérait que sa vie était un échec et qu'il n'y avait pas de raison de la poursuivre. Elle se rendit donc à l'océan, tout près de chez elle, avec l'idée de se jeter à l'eau, de nager jusqu'à l'épuisement et de laisser la nature faire le reste. Avant d'aller à l'eau, cependant, elle se mit à marcher un peu sur la plage déserte, question de dire adieu au monde. Comme elle déambulait, seule sur la plage, elle entendit clairement une voix qui lui ordonnait d'arrêter de marcher, de se retourner et de regarder par terre, derrière elle. Elle le fit, mais tout ce qu'elle vit, ce furent ses empreintes de pas sur le sable que l'océan venait peu à peu effacer les unes après les autres. De nouveau, elle entendit la voix qui lui disait: «De la même manière que tu vois l'océan effacer tes traces de pas sur le sable, ainsi mon amour et ma miséricorde ont effacé tout ton passé. Je t'invite à vivre et à aimer, pas à mourir.»
L'explorateur était revenu parmi les siens, qui étaient désireux de tout savoir sur l'Amazonie. Mais comment pouvait-il traduire le sentiment qui avait envahi son coeur quand il avait aperçu des fleurs d'une beauté à vous couper le souffle et perçu les bruits de la forêt, la nuit? Comment communiquer ce qu'il avait ressenti dans son coeur quand il avait pressenti le danger des bêtes sauvages ou poussé son canoë sur les rapides du fleuve? Il dit à ces gens: «Allez-y vous-mêmes.» Pour les guider, tout de même, il traça un plan de l'Amazonie. Les gens s'emparèrent du plan et l'affichèrent dans leur hôtel de ville. Ils s'en firent des copies et quiconque possédait une de ces copies se considérait comme un expert de l'Amazonie: ne connaissait-il pas, en effet, tous les détours, tous les méandres du fleuve? ne connaissait-il pas sa largeur et sa profondeur, la localisation des rapides et celle des chutes? Anthony De Mello, Comme un chant d'oiseau
C'était un grand séminariste. Aux yeux de sa grand-mère – qu'il vouvoyait à cette époque – c'était un savant. Elle, profondément religieuse et très pieuse, avait la foi du charbonnier.
Un jour, elle lui fait part de son angoisse : « Quand j'ai à parler à monsieur le maire, je bafouille, j'ai le souffle coupé, je ne trouve pas mes mots. S'il me fallait parler à Mgr l'évêque, ce serait pire, je n'oserais même pas le regarder. Alors, quand il me faudra paraître devant Dieu et me défendre ! Tu imagines ! »
Ce futur prêtre, très délicatement, répondit: « Grand-mère, vous n'avez pas à vous inquiéter. Parce que le Bon Dieu posera les questions, bien sûr. Mais à chaque question, c'est lui qui fera la réponse. »
Un prêtre avait de grandes responsabilités diocésaines. Dans la prière, il comprit que le Seigneur l'invitait à laisser tomber toutes ces organisations, réunions ou colloques pour se mettre au service des jeunes délinquants en prison. À sa grande surprise, il fut assez vite témoin d'un mouvement de conversion dans ce milieu tellement défavorisé. Un jour, dans la chapelle de la prison dont il est l'aumônier, il baptise un jeune, Farid, qui a pris comme prénom de baptême Jean. Arrive le moment crucial : - Farid-Jean, crois-tu en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre ? Farid est d'origine musulmane. Pour un musulman, Dieu n'est pas père ; mais qu'il soit tout-puissant et créateur, cela ne fait aucun doute. Farid répond : - Oui. - Farid-Jean, crois-tu en Jésus-Christ, son Fils unique conçu du Saint-Esprit, né de la Vierge Marie, etc. ? Pour les musulmans, Jésus est un prophète qui est né de la Vierge Marie, sans l'intervention d'un homme. C'est le seul mystère chrétien qui ait été repris par et dans le Coran. Mais Jésus n'est pas mort sur la croix. Il a été élevé au Ciel avant qu'un autre soit crucifié à sa place. Et surtout, il n'est pas Dieu le Fils. Mais Farid est converti... Pourtant il répond au prêtre - Non. - Comment, dit l'aumônier, ça fait quatre ans que tu réclames le baptême, des mois que nous préparons cette célébration, tu ne pouvais pas le dire avant ?
Et Farid-Jean lui fait alors un sourire malicieux : - Père, je ne crois pas, j'en suis sûr.
Pierre Trevet, Paraboles d’un curé de campagne, Éditions de l’Emmanuel, 2006, p. 54-55 Le 3 juillet 1979, Chantale Dupont, une jeune fille de 16 ans, part avec un groupe d'amis pour une soirée à l'Isle Sainte-Hélène à Montréal. Elle et un adolescent qui l'accompagne sur le chemin du retour ne rentreront plus jamais à la maison. Après sept jours et demi de recherche, les policiers ont retrouvé les corps dans le fleuve. «Nous étions soulagés d'avoir enfin retrouvé notre fille, raconte monsieur Dupont; on ne pouvait plus maintenant lui faire de mal. Même si nous vivions avec douleur son décès, nous étions apaisés de la savoir comblée dans la joie de Dieu et nous voulions lui préparer de belles funérailles.» Aux policiers revenait la tâche de trouver les agresseurs. Les agresseurs ont été condamnés à 25 ans de prison. À la suite du procès, l'un d'eux a raconté qu'il avait été bouleversé par le regard de compassion de monsieur Dupont. Il avait perçu tellement d'amour, un amour de père. À l'occasion de Noël, les Dupont ont envoyé une carte aux prisonniers pour leur exprimer leur pardon. L'un des accusés, celui qui avait été touché par le regard de monsieur Dupont, leur a répondu. Ce dernier s'est converti et progresse sur le plan humain et spirituel. Les Dupont prient quotidiennement pour ces prisonniers. En juillet 1989, dix ans après le drame, ils sont allés rencontrer le «prisonnier converti» à la chapelle de l'établissement carcéral. «Comme le père accueille l'enfant prodigue qui a gaspillé ses biens, confie monsieur Dupont, nous accueillons celui qui nous a enlevé notre fille, non pas comme un meurtrier, mais plutôt comme un fils spirituel. Il m'a même demandé la bénédiction paternelle!» Les yeux lumineux, madame Dupont conclut: «Le fait de pardonner a libéré nos cœurs ainsi que le sien et c'est une joie pour nous de voir naître un homme nouveau.» Christine Desbiens dans la revue L’oratoire Le petit garçon et le chiot boiteux Le gérant d’une boutique clouait une pancarte au-dessus de sa porte, sur laquelle on pouvait lire : « Chiots à vendre ». Comme les affiches ont la faculté d’attirer les enfants, bientôt un petit garçon fut séduit par l’annonce et demanda : « À quel prix vendez-vous ces chiots? » Le propriétaire du magasin répondit : « Autour de 30$ - 50$ ». Le petit garçon chercha dans sa poche et sortit de la monnaie. « J’ai 2.37$. Est-ce que je peux les regarder? » Le propriétaire du magasin sourit et siffla. Sa chienne, nommée Lady, courut hors du chenil vers l’allée de sa boutique, suivie par cinq petits chiots. Mais un des chiots restait loin derrière. Immédiatement, le petit garçon sélectionna le chiot boiteux resté à l’arrière. Il demanda : « De quoi souffre ce petit chien, monsieur? » L’homme expliqua qu’à sa naissance, le vétérinaire lui avait annoncé que le chiot avait une malformation de la hanche, le laissant boiter pour le restant de sa vie. Le petit garçon devint vraiment enthousiasmé et dit : « C’est le chiot que je veux acheter! » L’homme répondit : « Mais non! Tu ne peux pas acheter ce petit chien voyons! Si tu le veux vraiment, je te le donne! » Le petit garçon vint bouleverser. Il regarda l’homme droit dans les yeux et dit : « Je ne veux pas que vous me le donniez. Il vaut tout autant que les autres chiens et je vous paierai le plein prix. En fait, je vous donnerai 2.37$ aujourd’hui et 50 cents chaque mois, jusqu’à ce que j’aie fini de le payer ». L’homme répondit : « Tu ne veux pas acheter ce chiot pour vrai? Il ne sera jamais capable de courir, de sauter et de jouer. Tu devrais aimer d’autres chiots. ». Alors le petit garçon se pencha vers le bas, il roula la manche de son pantalon et montra une jambe malade, tordue, estropiée, supportée par une grande tige de métal. Il regarda l’homme et dit : « Bien, je ne cours pas si bien et le petit chiot aura besoin de quelqu’un qui le comprenne. » L’homme mordit sa lèvre inférieure… des larmes lui piquaient les yeux. Il sourit au garçon et lui dit : « Mon garçon, j’espère et prie que chacun de ces chiots trouve un propriétaire tel que toi. » C’était un bateau magnifique. Ses trois mâts géants et sa voilure cambrée faisaient l’orgueil de son capitaine. Son équipage était nombreux et bien formé et on se bousculait aux portes pour en faire partie. Tout reluisait dans ce superbe bâtiment et pas un grain de poussière ne pouvait y être repéré, pas même à la loupe. Les gens y venaient en foule pour le visiter, mais surtout pour y faire des croisières aussi intéressantes qu’agréables. C’était le bon temps. La vie était belle. Le bateau voguait bien, les coffres étaient pleins, le personnel était compétent, la mer était belle, et le public était bon. Tout ce qu’il y avait à faire, c’était d’«entretenir » ce «bon temps». Mais voilà que petit à petit d’autres voiliers apparurent sur la mer. Ils n’avaient pas la stature de notre bateau, bien sûr. Mais ils offraient eux aussi des croisières, des croisières nouvelles, parfois plus alléchantes, moins coûteuses, en tout cas différentes. Les gens, toujours à l’affût de nouveautés, se mirent à délaisser notre bateau pour aller faire des expériences sur les nouveaux navires. Et puis, pour comble de malheur, des membres du personnel, du simple marin jusqu’au sous capitaine, se mirent à questionner la façon dont le bateau était dirigé; certains l’abandonnèrent même, d’autres prirent leur retraite plus tôt, d’autres enfin contestèrent leur propre formation. Notre bateau en prit pour son rhume. La clientèle se mit à diminuer, les revenus baissèrent, le personnel se recruta plus difficilement et celui qui restait se mit à vieillir forcément… Et puis la mer se fit moins belle : des vagues de fond secouèrent lourdement notre bâtiment. De méchantes langues commencèrent à critiquer : le bateau était d’un autre âge, il n’était plus à la mode, il n’écoutait pas assez les opinions des gens, etc. Il manquait d’imagination pour renouveler son personnel et ses attractions… Ce mauvais sort qui s’acharnait sur notre bateau faisait très mal aux gens qui lui demeuraient attachés. On commença à se poser des questions. Le capitaine réunit ses collaborateurs les plus proches et les plus dévoués. Il tint comités sur comités, il fit appel au conseil d’experts, qui remirent de volumineux rapports remplis de recommandations de tous genres. Mais, malgré toutes ces études, malgré des tentatives coûteuses, ingénieuses et laborieuses, pour renflouer le bateau, il n’attirait plus les gens et il se voyait de plus en plus descendre au fond du gouffre de la faillite. C’est alors qu’arriva un nouveau capitaine. Nouveau n’était pas un qualificatif superflu : il avait des idées nouvelles, il avait des projets nouveaux, bref il se mit à «renouveler» le bateau. D’abord, il congédia un bon nombre d’officiers de la vieille garde qui ne cessaient de «brailler» le bon vieux temps, qui ne vivaient que de nostalgie et critiquaient tout le temps. Il engagea de jeunes matelots et s’adjoint des collaborateurs aux idées neuves. Et surtout, il ouvrit son bateau à des gens qu’on n’avait encore jamais vus en croisière, pour la simple raison qu’ils n’avaient pas les moyens de se les payer. Des pauvres, des misérables, des laissés-pour-compte, des malfamés, des sans-logis, des sans parole, se retrouvèrent sur le bateau, à côté de gens de grande réputation et de bons portefeuilles. Tous découvrirent vite qu’ils n’étaient pas là simplement pour «consommer» la gastronomie d’autrefois, le bar de la salle de bal, les conversations de salon… Ils étaient là pour travailler, pour apporter leur contribution à la nouvelle vie du bateau. Tout le monde mit la main à la pâte. En peu de temps, le bateau se retrouva une nouvelle vocation, il reprit de la vigueur, il ressuscita littéralement. Il sortit de sa gangue de luxe et de clinquant, il se dépouilla de sa limace de soie et de fard, il perdit son image de «qualité totale». Il devint ce qu’il aurait dû être toujours : un bateau au service des gens, un bateau pour les gens et par les gens. Vous auriez dû le voir quand il reprit la mer!
Une dame du nom de S. J. Brooks était téléphoniste à Falsom, une petite ville du Nouveau-Mexique. Au cours de l'été 1908, on l'avertit par téléphone de s'enfuir au plus vite, car une inondation menaçait de noyer toute la vallée en un rien de temps. Malgré le danger de mourir noyée, au lieu de s'enfuir pour sauver sa vie, elle employa le temps qui lui restait, avant que l'eau ne dévale dans la vallée, à avertir tous les abonnés du téléphone du danger qui les guettait. Plus de quarante familles ont reconnu que le courage de cette petite femme frêle dont on retrouva le corps douze milles plus bas avec le casque d'écoute sur la tête, leur avait sauvé la vie.
Un soir d’hiver, autour du temps des fêtes, un garçon de 7 ou 8 ans se tenait sur le trottoir devant la vitrine d’une boutique pour enfants. Il était évident que ni ses chaussures, ni ses vêtements ne convenaient à la température de la saison. Une jeune femme passant par là comprit la situation, et, prenant l’enfant par la main, elle l’entraîna dans le magasin. Quelques minutes plus tard l’enfant s’est retrouvé les pieds bien au chaud dans de bonnes bottes et habillé d’un costume qui le protégerait des vents froids. Au moment de se séparer, à la porte du magasin, la jeune femme dit à l’enfant : - Rentre chez-toi maintenant, et demain tu pourras jouer dehors sans avoir froid. Le petit garçon, levant sur la dame des grands yeux remplis d’admiration, lui demanda: -Es-tu le Bon Dieu? Souriante, elle lui dit simplement : - Non mon petit, je suis juste une de ses enfants. - Ah! reprit l’enfant, je me disais aussi que tu devais être de sa parenté.
- Dis-moi combien pèse un flocon de neige ? demanda la mésange charbonnière à la colombe. - Rien d’autre que rien, fut la réponse. Alors, la mésange raconta à la colombe une histoire : J’étais sur la branche d’un sapin quand il se mit à neiger, doucement, sans violence. Comme je n’avais rien de mieux à faire, je commençai à compter les flocons qui tombaient sur la branche où je me tenais. Il en tomba 3, 751, 952. Lorsque le 3, 751, 953e tomba sur la branche, celle-ci cassa. Sur ce, la mésange s’envola. La colombe, une autorité en matière de paix depuis l’époque de Noé, réfléchit un moment et se dit finalement : - Peut-être ne manque-t-il qu’une personne pour que tout bascule et que le monde vive en paix. N. Moreau
Le Père Pierre Ceyrac, jésuite missionnaire en Inde depuis soixante-dix ans, commence son livre, Mes racines sont dans le ciel 1, par l'histoire vraie d'une fillette de huit ans qui savait que l'amour pouvait faire des merveilles. Son petit frère se mourait d'une tumeur au cerveau. Et ses parents, qui n'étaient pas riches, avaient tout fait pour le sauver. Toutes leurs petites économies y étaient passées. Un soir, le papa dit à sa femme qui avait les larmes aux yeux : « Tu sais, chérie, je crois que c'est fini. Seul un miracle pourrait le sauver. » La petite fille, dans un coin de la pièce, a entendu. Elle va dans sa petite chambre, prend l'argent de sa tirelire et, sans faire de bruit, se dirige vers la pharmacie la plus proche. Lorsque son tour vient, elle s'approche du comptoir, se hisse sur la pointe des pieds et, devant le pharmacien étonné, elle aligne ses petites pièces sur le comptoir. - Qu'est-ce que tout ça ? Qu'est-ce que tu veux, ma petite ? - C'est pour mon petit frère, André, Monsieur le pharmacien. Il est très, très malade et je viens acheter un miracle. - Que racontes-tu ? dit le pharmacien. - Il s'appelle André, et il a un gros bouton qui lui pousse dans la tête, et papa a dit à maman que c'était fini et qu'il fallait un miracle pour le sauver. Vous savez, je l'aime beaucoup, c'est pour ça que je suis venue pour acheter un miracle.
Le pharmacien répondit, avec un petit sourire attristé. - Tu sais, ma petite, nous ne vendons pas de miracles ici... - Mais, vous savez, si ce n'est pas assez, je vais essayer de ramasser un peu plus d'argent, combien ça coûte, un miracle ? Il y avait dans la pharmacie un monsieur grand et bien habillé, qui écoutait cette étrange conversation. Il se rapprocha de la petite, qui était en train de ramasser ses petites pièces et avait les larmes aux yeux. - Pourquoi pleures-tu, ma petite ? Qu'est-ce qui se passe ? - Monsieur le pharmacien ne veut pas me vendre un miracle et me dire combien ça coûte... C'est pour mon petit frère André, qui est très malade. Maman a dit qu'il faudrait une opération, mais papa a dit qu'on ne pouvait pas payer ça (ça coûte trop cher) et qu'il faudrait un miracle pour le sauver. C'est pour ça que j'ai porté tout ce que j'avais. - Combien as-tu ? - Un dollar et onze cents... mais, vous savez, murmura-t-elle d'une voix à peine audible, je peux trouver un peu plus.
Le monsieur sourit : - Bon, tu sais, je ne crois pas que ce soit nécessaire ; un dollar et onze cents, c'est exactement le prix d'un miracle pour ton petit frère !
Il prit la petite somme dans une main et, dans l'autre, prit doucement la petite main de la fillette: - Amène-moi chez toi, petite. Je voudrais voir ton petit frère et aussi papa et maman, et voir avec eux si je puis trouver le petit miracle dont vous avez besoin. Et la petite fille et le grand monsieur partent doucement, main dans la main. Le monsieur bien habillé n'était autre que le Dr Carlton Armstrong, le grand chirurgien de neurochirurgie. Il opéra l'enfant et André rentra à la maison quelques semaines plus tard complètement guéri. « Cette opération, murmura la maman, est un vrai miracle. Je me demande combien cela aurait pu coûter... » La petite fille sourit sans rien dire. Elle savait, elle, combien le miracle avait coûté... un dollar et onze cents... plus, bien sûr, l'amour et la foi d'une enfant.
______________________ 1. Père Pierre CEYRAC, Mes racines sont dans le ciel, Paris, Presses de la Renaissance, 2004 Une maman tenait un soir son nouveau-né tendrement dans ses bras et lui chantait tout doucement cette berceuse: Je t'aimerai toujours, La nuit comme le jour, Et tant que je vivrai, Tu seras mon bébé.
Son bébé grandit, grandit, grandit, grandit encore et eut bientôt deux ans. Il trottinait partout, tirait les livres des rayons de la bibliothèque et sortait tous les aliments du réfrigérateur. Il s'empara même un jour de la montre de sa mère et la jeta dans les toilettes. Parfois sa maman s'écriait: « Cet enfant va me rendre FOLLE! »
Mais la nuit quand son petit dormait, elle entrouvrait la porte de sa chambre, entrait sur la pointe des pieds, s'agenouillait près de sa couchette et le contemplait dans son sommeil. Et voyant qu'il dormait à poings fermés, elle le prenait tendrement dans ses bras et lui chantait tout doucement cette berceuse: Je t'aimerai toujours, La nuit comme le jour, Et tant que je vivrai, Tu seras mon bébé. Son petit garçon grandit, grandit, grandit, grandit encore et eut bientôt neuf ans. Il ne voulait jamais rentrer le soir faire ses devoirs, il refusait de prendre un bain et sacrait devant sa grand-maman. Parfois sa mère aurait voulu le vendre au zoo! Mais la nuit quand son fils dormait, la mère entrouvrait la porte de sa chambre, entrait sur la pointe des pieds, s'agenouillait près de son lit et le contemplait dans son sommeil. Et voyant qu'il dormait à poings fermés, elle prenait tendrement son grand garçon de neuf ans dans ses bras et lui chantait tout doucement cette berceuse: Je t'aimerai toujours, La nuit comme le jour, Et tant que je vivrai, Tu seras mon bébé. Son garçon grandit, grandit, grandit, grandit encore et fut bientôt un grand adolescent. Il se tenait avec des compagnons bizarres, portait des accoutrements bizarres et écoutait de la musique bizarre. Parfois sa mère avait l'impression d'être dans un zoo! Mais la nuit quand son grand adolescent dormait, la mère entrouvrait la porte de sa chambre, entrait sur la pointe des pieds, s'agenouillait près de son lit et le contemplait dans son sommeil. Et voyant qu'il dormait à poings fermés, elle prenait tendrement ce colosse dans ses bras et lui chantait tout doucement cette berceuse: Je t'aimerai toujours, La nuit comme le jour, Et tant que je vivrai, Tu seras mon bébé. Cet adolescent grandit, grandit, grandit, grandit encore et fut bientôt un adulte. Il quitta sa famille et déménagea à l'autre bout de la ville. Mais parfois dans la nuit noire, sa mère traversait la ville en voiture. Voyant que toutes les lumières étaient éteintes, elle ouvrait la fenêtre de la chambre à coucher de son fils, entrait sur la pointe des pieds, s'agenouillait près de son lit et le contemplait dans son sommeil. Et voyant qu'il dormait à poings fermés, elle prenait tendrement cet homme dans ses bras et lui chantait tout doucement cette berceuse: Je t'aimerai toujours, La nuit comme le jour, Et tant que je vivrai, Tu seras mon bébé.
La maman se fit plus âgée, de plus en plus âgée. Un jour, elle téléphona à son fiston et lui dit: « Tu devrais venir me voir. Je suis vieille et malade. » Alors son fils alla la voir. En le voyant entrer, elle voulut lui chanter sa berceuse. Elle entonna: Je t'aimerai toujours, La nuit comme le jour. . .
Mais elle ne put pas achever. Elle était trop vieille et trop malade. Le fils courut à sa mère, la prit tendrement dans ses bras et lui chanta tout doucement cette berceuse: Je t'aimerai toujours, La nuit comme le jour, Et tant que je vivrai, Ton bébé je serai.
De retour chez lui ce soir là, le jeune homme hésita longtemps sur la dernière marche de l'escalier. Puis il entra dans la chambre où sa petite fille dormait. Il la prit tendrement dans ses bras et lui chanta tout doucement cette berceuse: Je t'aimerai toujours, La nuit comme le jour, Et tant que je vivrai, Tu seras mon bébé.
Robert Munsch Même si vous ne pouvez entendre, vous pouvez écouter Claire a perdu le sens de l'ouïe il y a quarante ans à cause d'une complication des oreillons. Aujourd'hui elle est mariée et mère de deux adolescents; elle est une femme sourde mais qui fonctionne pleinement dans un monde de gens qui entendent. Claire ne minimise pas la réalité de son handicap, mais elle a découvert que la surdité est une occasion d'apprendre la façon d'écouter. Elle écrit: «Écouter ne se limite pas à l'oreille physique seulement: nous pouvons écouter avec nos mains, nos pieds, notre peau, nos os, nos yeux, notre cœur. J'ai découvert que lire sur les lèvres, c'est bien plus que surveiller les lèvres de la personne qui parle. Chaque mouvement corporel, chaque expression du visage parle également. Et parfois, ce que les lèvres disent et ce que le visage et les mouvements corporels expriment ne forment pas une seule et même figure, et je reçois plusieurs messages différents. J'ai aussi appris, tout jeune enfant, à écouter avec tout mon corps. Un jour, alors que je me préparais à passer en arrière de notre voiture qui était stationnée sur la pente raide de notre entrée, je me suis soudainement figée. La voiture avait commencé à reculer. Je ne l'avais pas vue et je n'avais pas entendu les cris de ma mère, pourtant j e m'étais arrêtée, sachant que quelque chose n'était pas correct. J'avais "entendu" le mouvement de la voiture sur la chaussée avec mes pieds. Des années plus tard, après la naissance de notre premier enfant, j'ai découvert encore une autre façon d'écouter. Je m'étais inquiétée, me demandant comment j'entendrais les pleurs de mon bébé. Je ne voulais pas que mon mari soit toujours celui qui répondrait à ses besoins. Mais au cours des deux premiers mois, j'ai découvert que mes bras et la paume de mes mains devenaient chauds et humides chaque fois que le bébé pleurait. Ce signal ne manquait jamais. Cela me réveillait la nuit et m'avertissait que ma fille avait besoin. Cela pouvait même me rejoindre à des milles de distance. Je "l'entendais" avec la peau de mes bras et de mes mains. Et puis il y a l'écoute avec le cœur... Qu'est-ce que j'entends par écouter avec le cœur? C'est écouter avec patience et sans juger. C'est écouter au-delà des mots, des expressions du visage, des gestes corporels, le cœur de l'autre personne. Comment je m'en rends compte quand j'écoute avec mon cœur? Le temps cesse de prendre toute la place, les inquiétudes s'en vont, et je suis remplie d'un immense bonheur pour la vie et pour cette autre personne.» Claire H. Blatchford « On s'habitue parfois à ce que l'on voit dans les films et l'on finit par oublier la vraie histoire », dit un ami, tandis que nous regardons ensemble le port de Miami. «Te souviens-tu des Dix Commandements? » Bien sûr, je m'en souviens. Moïse - Charlton Heston - à un certain moment lève son bâton, les eaux se fendent, et le peuple hébreu traverse la mer. «Dans la Bible, c'est différent », remarque mon ami. «Là, Dieu ordonne à Moïse: "Dis aux fils d'Israël de se mettre en marche." Ce n'est qu'après qu'ils ont commencé à marcher que Moïse lève son bâton et que la mer Rouge s'écarte. » Seul le courage sur le chemin permet que le chemin se manifeste. Paulo Coelho, Comme le fleuve qui coule, Flammarion, 2006, p. 134 Jésus et ses disciples allaient d'un village à l'autre. Ils s'arrêtèrent pour un peu de repos dans un endroit rocailleux et Jésus taquina Pierre au sujet de la ressemblance entre lui et ce lieu de pierres. «Que veux-tu dire»? demanda Pierre. Jésus répondit: «Cet endroit est rempli de pierres. Dans le moment elles sont éparpillées, lourdes et matérielles. Mais nous allons les transformer en quelque chose de spirituel». Il demanda alors à ses disciples de choisir chacun une pierre et de la porter jusqu'à leur destination. André, Jacques et Jean, et les autres, cherchèrent jusqu'au moment où ils trouvèrent quelques pierres assez solides, ni trop grosses, ni trop petites. Mais le choix de Pierre alla d'une grosse pierre à une pierre moyenne, à une pierre petite, puis à une pierre très petite. Une belle petite pierre ronde qu'il pouvait porter dans une main, pas beaucoup plus grosse qu'une pomme. Ils marchèrent toute la journée, Jésus les conduisant à travers les collines et les vallées, loin des villes. À la nuit tombante, ils s'assirent pour se reposer. Jésus leur demanda de tenir leurs pierres pendant qu'il les bénirait. Et chaque pierre devint un pain. Les disciples mangèrent bien ce soir-là, sauf Pierre qui n'avait rien de plus que son petit pain. André lui offrit de partager son pain mais Pierre murmura et refusa tout net. Le lendemain, notre Seigneur répéta cet exercice spirituel. La plupart des disciples prirent des pierres de taille moyenne mais le choix de Pierre alla d'une grosse pierre, à une pierre plus grosse, à une pierre énorme. Il l'éleva pour la placer sur une épaule et fit effort toute la journée pour avancer au même rythme que les autres. Mais à la fin de la journée, le Seigneur les conduisit dans une ville. Il leur dit de déposer leurs pierres, car les gens de la ville auraient la bonté de les accueillir et de leur donner à manger. Ce soir-là, à table, Pierre murmura parce qu'il avait porté une pierre énorme toute la journée sur son épaule, pour rien. Notre Seigneur sourit et dit: «Simon-Pierre, lequel des deux miracles est le plus grand? Changer une pierre en pain ou changer des étrangers en des amis?» Pierre garda silence pendant un long moment, puis regarda les gens de la ville qui les avaient accueillis à leur table, tous des étrangers. Pierre sourit et dit: «Bien sûr, changer des étrangers en amis.» Notre Seigneur sourit aussi: «Voilà pourquoi, Simon, je t'appelle Pierre, car maintenant tu comprends comment on change des cœurs froids comme des pierres en des cœurs chaleureux, des étrangers en amis.» Folklore italien. Vous avez sûrement, passant devant une bijouterie, regardé la vitrine, admiré les beaux bijoux. Vous avez vu une petite bague à quatorze dollars ou une chaînette à vingt dollars ou peut-être un bracelet en or pour dix dollars seulement. Et puis, sidéré, vous voyez un amour de bijou qui vous saute aux yeux, et dont l’étiquette est retournée. Vous vous dites que ce n’est probablement pas trop cher et vous entrez demander son prix au vendeur. Il retourne l’étiquette: vous avez presque une crise cardiaque! Les bijoux hors de prix - ceux qui sont légués en héritage - sont en métaux précieux montés de pierres authentiques. Ils ne sont jamais bon marché. Aussi l’amour coûte-t-il les yeux de la tête! C’est comme les bijoux de prix -ce n’est pas bon marché. L’amour parfait exige qu’on s’engage chèrement à se donner, toujours. Robert A. Schuller, Enrichissez votre vie, Un monde différent ltée, Saint-Hubert, 1985, p.84
Il était une
fois, une fleur, une fleur qui venait de naître au milieu de terres arides.
Une jeune fille passa. Elle admira la fleur et l’emporta. Quelques jours plus tard, la jolie fleur était morte... Un homme passa aussi, vit une fleur superbe, remercia la nature de tant de beauté, mais s’abstint de couper la fleur pour ne pas la tuer. Quelques heures plus tard, malheureusement, l’orage éclata et la fleur mourût. Un enfant passa ensuite et vit une autre fleur : belle mais isolée sur une terre fatiguée. Le gamin décida alors de venir voir la fleur tous les jours. Un jour, il l’arrosa. Un autre jour, il lui porta de la terre bien fertile et quelques cailloux de couleurs pour faire joli tout autour d’elle. Tous les jours, il vint et lui apporta tous les soins possibles. Un mois plus tard, là où n’existait qu’une fleur isolée, était né un merveilleux jardin. Il n’est point d’idée parfaite Vous vous rappelez l’histoire célèbre de John Steinbeck: « La perle »? Un homme avait trouvé une perle de toute beauté, mais elle avait un infime défaut. Il se dit que s’il pouvait seulement enlever cette petite imperfection, la perle serait la plus grosse et la plus précieuse de l’univers. Il gratta donc se première enveloppe, mais le défaut était toujours là. Il passa à l’enveloppe suivante, pensant qu’elle disparaîtrait, mais le défaut demeurait. Il continua de gratter chaque enveloppe et n’eut, à la fin, plus rien. Le défaut a maintenant disparu, ainsi que la valeur et la beauté. Robert A. Schuller, Enrichissez votre vie, Un monde différent ltée, Saint-Hubert, 1985, p.48 Celle qu'on croyait inconnue... Un soir, tard, je marchais dans une rue sombre lorsque j'entendis des cris étouffés qui provenaient derrière des buissons. Effrayé, je ralentis pour écouter ce qui se passait. Je fus saisis de panique lorsque je compris que ce que j'entendais, c'étaient les bruits d'une lutte entre deux personnes: grognements, bataille effrénée, tissus déchirés. À quelques mètres de moi, une femme était agressée. Devais-je intervenir? Je craignais pour ma propre sécurité... Même si cela me sembla une éternité, la délibération que je menai dans ma tête ne dura que quelques secondes, mais déjà, les cris de la jeune fille se faisaient de plus en plus faibles. Je savais que je devais agir rapidement... Je ne suis pas un homme courageux, ni athlétique. Je ne sais d'où m'est venu le courage moral et la force physique, mais une fois que j'eus décidé d'aider cette personne, je me sentis étrangement transformé. Je courus derrière les buissons et agrippai l'assaillant pour l'arracher de sa victime. Luttant tous les deux, nous tombâmes sur le sol, où nous nous sommes battus pendant quelques minutes. Puis, le malfaiteur sauta sur ses pieds et prit la fuite. Haletant, je me relevai péniblement et je me dirigeai vers la jeune fille, qui était accroupie derrière un arbre et pleurait à gros sanglots. Dans la pénombre, je pouvais à peine distinguer sa silhouette, mais je sentais qu'elle tremblait de peur. Ne voulant l'effrayer davantage, je lui parlai d'abord doucement, à distance. «Ça va aller. L'homme s'est enfui. Tu es en sécurité maintenant.» Il y eut un long moment de silence. Puis, j'entendis ses paroles, imprégnées d'étonnement et de stupéfaction. «Papa, est-ce toi?» Katherine, la plus jeune de mes filles, émergea de derrière l'arbre.
Greg O'Leary, Les petits miracles La famille s'était installée au restaurant. La serveuse prit d'abord les commandes des adultes, puis se tourna vers le petit garçon de sept ans. «Qu'est-ce que tu vas prendre?» demanda-t-elle. Le petit garçon jeta un regard timide autour de la table et dit: «J'aimerais un hot dog.» Avant que la serveuse pût noter la commande, la mère intervint: «Pas de hot dog, dit-elle. Apportez-lui un bifteck avec purée de pommes de terre et carottes.» La serveuse ne prêta aucune attention à la mère: «Veux-tu du ketchup ou de la moutarde avec ton hot dog?» demanda-t-elle au petit garçon. «Du ketchup.» «Ça vient tout de suite», dit la serveuse en se dirigeant vers la cuisine. Tout le monde resta muet de stupeur. Finalement, le petit garçon regarda chacun de ceux qui étaient là et dit: «Savez-vous une chose? Pour elle, j'existe vraiment!»
Anthony De Mello, Histoires d’humour et de sagesse, Bellarmin, 1992, p.19 Il était une fois un jeune homme qui, dès son enfance, avait appris à faire du canot avec ses parents. Tous les jours, il allait se promener sur la rivière et ses randonnées étaient très longues. Parfois, il se promenait seul; d'autre fois, il emmenait des gens avec lui car il aimait beaucoup la présence d'amis. Un beau jour qu'il sillonnait la rivière calme sous un soleil resplendissant, il vit apparaître au loin une série de remous inquiétants. Comme il avait déjà l'expérience des rapides et qu'il savait bien contrôler son embarcation, il ne s'en fit pas outre mesure. Son gilet de sauvetage était au fond du canot et il se dit que s'il en avait besoin, il serait toujours le temps de l'endosser. Tout à coup, une bourrasque de vent venue de nulle part se leva si rapidement qu'il fut projeté vers les rapides à une vitesse vertigineuse. Il commença à avoir peur. Mais comme il avait déjà vu des canotiers traverser ces rapides par fort vents, il se dit : «Si d'autres ont réussi, je devrais surmonter l'épreuve moi aussi.» Cela le rassura un peu. Malgré tout, chaque fois qu'il faisait un mouvement avec sa rame, son canot se heurtait à de gros rochers. Il continua à ramer et à s'agripper tant bien que mal aux bords de son canot. Il voulut endosser son gilet de sauvetage mais ce dernier avait basculé par-dessus bord. Alors, malgré le fait qu'il sache bien nager, la peur s'empara de lui de plus en plus. Il pagayait à droite et à gauche, mais en vain! Il perdait le contrôle de sa frêle embarcation emportée par les rapides et ses forces diminuaient graduellement, si bien que ses rames lui échappèrent. Il ne voyait plus à l'horizon que des tourbillons violents, des vagues et des rochers. Le beau soleil si chaud avait lui aussi disparu. Ses yeux balayaient la rive et il ne voyait personne. Pourtant, dans ses randonnées précédentes, il y avait toujours plein de gens sur les berges à qui il aurait pu demander de l'aide. Il avait beau crier «Au secours! Au secours!», il avait l'impression que le vent emportait sa voix. Sa peur augmentait, ses forces déclinaient et il se sentait si seul, si isolé. Il songeait à se laisser chavirer quand tout à coup, il entendit une voix «Accroche-toi! Tiens bon! je suis là!» D'où venait le message? Quel était ce miracle? Se ressaisissant, il s'essuya les yeux du revers de sa manche et il vit soudain plusieurs visages familiers sur le rivage. Lui qui pensait que tous l'avaient abandonné, il s'aperçut que ce n'était que l'eau dans ses yeux et la sueur qui coulait de son front qui avaient brouillé sa vision. Les amis qu'il ne voyait plus étaient toujours là, l'appelant et lui lançant des cordes, des bouées et des gilets de sauvetage. Toutes ces personnes qui l'aimaient tant, il les avait oubliées et de les voir se démener ainsi afin de le sauver lui redonna force et courage. Il se souvint alors qu'il avait laissé une vieille rame au fond du canot; il s'en empara et s'approchant du rivage, il réussit à attraper des cordes lancées çà et là sur l'eau. Et comme il ne voulait pas quitter la rivière, il se laissa guider par ces cordes tressées d'amour. Le vent tomba, le cours d'eau se calma de plus en plus et le soleil réapparut. Il se demanda alors pourquoi il avait l'impression qu'il faisait aussi sombre que dans un tunnel au moment où il était au beau milieu des rapides. Il se retourna et vit qu'il avait passé un couloir où les arbres étaient tellement fournis qu'ils lui cachaient le soleil. De plus, il n'avait pas pris le temps de lever la tête pour voir qu'un gros nuage lui avait temporairement caché le soleil; tout comme l'eau, le froid et le vent l'avaient empêché de voir tous ces gens suivre son itinéraire. Il tenait toujours toutes ces cordes qui lui avaient été lancées, ces cordes qui l'avaient guidé, dirigé vers la fin des rapides et qui lui avaient permis de se reposer et de reprendre des forces. Il les laissa échapper une à une et, d'un signe de la main, remercia tous les gens qui les lui avaient lancées. Bientôt, on n'entendit plus que le bruit calme de l'eau qui coule doucement. Notre petit homme se promit que désormais, aucun rapide ne lui ferait plus peur puisqu'il savait maintenant que tous ces gens seraient toujours là et qu'ils pourraient toujours compter sur eux. Et il se dit: «Si ces gens m'aiment tant, c'est que je suis quelqu'un et que je me dois de m'aimer moi-même.» Ma mère n'avait qu'un seul œil, je la détestais car elle me faisait honte… Elle était cuisinière de cantine dans l’école où j’étudiais. Un jour, alors que j’étais dans mon école primaire, elle vint me rendre visite pour s’assurer que j’allais bien. Je me sentis tellement gêné. Comment ose t-elle me faire ça? Après ça, je l'ignorais et la regardais avec des yeux emplis de haine... Le lendemain, un camarade me dit : ta maman n’a qu’un seul œil, ohhhh !! A cet instant précis, je préférais disparaître sous terre et que ma mère sorte définitivement de ma vie. Je la confrontai le lendemain pour lui dire : à cause de toi, je suis la risée de tout le monde, pourquoi ne meurs-tu pas ? Mais, elle ne me répondit pas. Je ne pensais pas ce que je disais. J'étais tellement en colère. Je n'imaginais pas ce qu'elle pouvait éprouver face à mes propos. Et je quittai les lieux. J'étudiai avec acharnement et obtins une bourse pour étudier à Singapore. Je partis effectivement à Singapore où j'étudiai, me mariai, achetai une maison et fondai ma famille... Je vivais une vie heureuse et paisible. Un jour, ma mère vint me visiter à Singapore. Ça faisait des années qu'elle ne m’avait pas vu. Elle n'avait jamais rencontré ses petits enfants. Elle resta au seuil de la porte, alors que mes enfants se moquaient d’elle. Je m'écriai alors : comment te permets-tu de venir jusqu’ici et faire peur à mes enfants ? Sors d’ici immédiatement!! Elle répondit calmement : je m’excuse, je me suis trompée d’adresse…et elle disparut. Un jour, je reçus une invitation de mon ancienne école pour assister à une réunion dont le thème était le rapprochement familial. Je mentis à mon épouse et lui fit croire que je partais en mission de travail. Après la réunion, je passai par la maison où j’ai grandis. J'appris par les voisins que ma mère était décédée. Ils me remirent une lettre que ma mère m’avait laissée. « Mon fils, chéri, j’ai toujours pensé à toi. Je suis désolée de ma visite à Singapore et d’avoir effrayé tes enfants. J’étais très contente lorsque j’ai su que tu allais venir pour la réunion. Seulement je ne pouvais pas quitter le lit pour te voir. Je suis navrée de t’avoir fait honte à maintes reprises dans ta vie. Sais-tu, qu'étant enfant tu as eu un accident et tu as perdu un œil. Et comme toute mère, je n’ai pu te laisser grandir qu’avec un seul œil. Alors, je t’ai donné mon œil….J’étais fière et ravie de savoir que mon fils allait voir le monde avec mon œil. Avec tout mon amour. Ta maman. » Karen et moi étions fiers d'être les «parents de la journée» dans la classe de maternelle de notre fils Michael. Nous eûmes beaucoup de plaisir quand il nous fit visiter sa classe et qu'il nous présenta tous ses amis. Nous participâmes aux bricolages et passâmes un bon moment dans le carré de sable durant l'avant-midi. Une vraie partie de plaisir! «Placez-vous en cercle», demanda l'enseignante. «C'est l'heure de l'histoire.» Désireux de prendre part à cette activité, Karen et moi nous mîmes en cercle avec nos nouveaux petits amis. À la fin de l'histoire, intitulée Je suis grand maintenant, l'enseignante demanda à ses élèves encore charmés par l'histoire: «Qu'est-ce qui vous fait vous sentir grands?» «Quand je vois des insectes, je me sens grand», cria un enfant. «Les fourmis!», s'exclama un autre. «Les moustiques!», dit encore un autre. L'enseignante voulut alors ramener un peu d'ordre dans la classe et demanda aux enfants de lever la main pour répondre. Puis, s'adressant à une petite fille, elle dit: «Toi, ma chérie, qu'est-ce qui te fait te sentir grande?». «Ma maman», répondit la fillette. «Et que fait-elle, ta maman, pour te faire sentir grande?», poursuivit l'enseignante. «C'est facile, répondit la petite fille, elle me serre dans ses bras et me dit je t'aime, Jessica!» Barry Spilchuk, Une tasse de Bouillon de Poulet pour l’Âme, p. 56-57 Le septième jour, Dieu ayant achevé la création déclara que ce jour serait fêté. Tous les êtres nouvellement créés décidèrent d'offrir à Dieu le plus beau cadeau qu'ils pourraient trouver. Les écureuils apportèrent des noix et des noisettes; les lapins des carottes et des radis tendres; les brebis de la laine moelleuse et chaude; les vaches du lait mousseux et riche en crème. Des milliards d'anges formèrent une couronne et chantèrent une sérénade céleste. L'homme attendait son tour, préoccupé : « Que pourrais-je bien lui offrir, moi? Les fleurs ont leur parfum, les abeilles du miel, et même les éléphants ont proposé d'offrir à Dieu une douche pour le rafraîchir... » L'homme s'était placé en bout de file et continuait à réfléchir. Toutes les créatures défilaient devant Dieu et déposaient leurs cadeaux. Lorsqu'il ne resta plus que l'escargot, la tortue et ce fainéant de paresseux devant lui, l'homme fut pris de panique. Son tour arriva. Alors, il fit ce qu'aucun animal n'avait osé faire. Il courut vers Dieu, sauta sur ses genoux, l'embrassa et dit: « Je t'aime ! » La face de Dieu s'illumina. Toute la création comprit que c'était l'homme qui avait offert à Dieu le plus beau des cadeaux et elle explosa en un alléluia cosmique. On raconte qu’un jour un homme se mit en tête que Dieu vivait au sommet d’une haute montagne, à l’autre bout du monde. Qu’à cela ne tienne, il décida de la gravir. Après un périple difficile et dangereux au coeur des forêts et des jungles, il arriva enfin au pied de la montagne. Comme il se tenait là à contempler la montagne, il réalisa qu’elle était encore plus imposante qu’il ne l’avait imaginée. |