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la Parole de Dieu
et une homélie

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Œuvre : Le Jugement Dernier, par Michelangelo Buonarot

Dimanche 5 B 2012

Lecture du livre de Job (7, 1-4.6-7)

Job prit la parole et dit :

« Vraiment,

la vie de l'homme sur la terre

est une corvée,

il fait des journées de manœuvre.

Comme l'esclave

qui désire un peu d'ombre,

comme le manœuvre

qui attend sa paye,

depuis des mois

je n'y ai gagné que du néant,

je ne compte

que des nuits de souffrance.

À peine couché, je me dis :

Quand pourrai-je me lever ?

Le soir n'en finit pas :

je suis envahi de cauchemars

jusqu'à l'aube.

Mes jours sont plus rapides

que la navette du tisserand,

ils s'achèvent quand il n'y a plus de fil.

 

Souviens-toi, Seigneur :

ma vie n'est qu'un souffle,

mes yeux ne verront plus le bonheur. »

 

Psaume 146 (147A)

R/ Bénissons le Seigneur

    qui guérit nos blessures!

 

Il est bon de fêter notre Dieu,

il est beau de chanter sa louange :

il guérit les cœurs brisés

et soigne leurs blessures.

 

Il compte le nombre des étoiles,

il donne à chacune un nom ;

il est grand, il est fort, notre Maître :

nul n'a mesuré son intelligence.

 

Le Seigneur élève les humbles

et rabaisse jusqu'à terre les impies.

Entonnez pour le Seigneur l'action de grâce,

jouez pour notre Dieu sur la cithare !

 

Lecture de la première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens (9, 16 -19.22-23)

Frères et sœurs,

Si j'annonce l'Évangile,

je n'ai pas à en tirer orgueil,

c'est une nécessité qui s'impose à moi ;

malheur à moi

si je n'annonçais pas l'Évangile !

Certes, si je le faisais de moi-même,

je recevrais une récompense

du Seigneur.

Mais je ne le fais pas de moi-même,

je m'acquitte de la charge

que Dieu m'a confiée.

Alors, pourquoi

recevrai-je une récompense ?

Parce que j'annonce l'Évangile

sans rechercher

aucun avantage matériel,

ni faire valoir mes droits

de prédicateur de l'Évangile.

 

Oui, libre à l'égard de tous,

je me suis fait le serviteur de tous

afin d'en gagner

le plus grand nombre possible.

J'ai partagé la faiblesse des plus faibles

pour gagner aussi les faibles.

Je me suis fait tout à tous

pour en sauver

à tout prix quelques-uns.

Et tout cela,

je le fais à cause de l'Évangile,

pour bénéficier, moi aussi, du salut.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (1, 29 – 39)

En quittant

la synagogue de Capharnaüm,

Jésus,

accompagné de Jacques et de Jean,

alla chez Simon et André.

Or, la belle-mère de Simon

était au lit avec de la fièvre.

Sans plus attendre,

on parle à Jésus de la malade.

Jésus s'approcha d'elle,

la prit par la main,

et il la fit lever.

La fièvre la quitta,

et elle les servait.

 

Le soir venu, après le coucher du soleil,

on lui amenait tous les malades,

et ceux qui étaient possédés

par des esprits mauvais.

La ville entière se pressait à la porte.

Il guérit toutes sortes de malades,

il chassa beaucoup d'esprits mauvais

et il les empêchait de parler,

parce qu'ils savaient, eux, qui il était.

 

Le lendemain, bien avant l'aube,

Jésus se leva.

Il sortit et alla dans un endroit désert,

et là il priait.

Simon et ses compagnons

se mirent à sa recherche.

Quand ils l'ont trouvé,

ils lui disent :

« Tout le monde te cherche. »

Mais Jésus leur répond :

« Partons ailleurs,

dans les villages voisins,

afin que là aussi

je proclame la Bonne Nouvelle ;

car c'est pour cela que je suis sorti. »

 

Il parcourut donc toute la Galilée,

proclamant la Bonne Nouvelle

dans leurs synagogues,

et chassant les esprits mauvais.

 

© AELF, Paris, 1980

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Homélie

 

Dimanche 5 B 2012

Un homme, effectuant une recherche téléphonique pour une maison de sondage reconnue, entend une toute petite voix lui répondre :

- Allo?

- Bonsoir.  Est-ce que ton papa est à la maison?

Et la petite voix, un mince filet de voix, lui répond :

- Oui.

- Est-ce que je peux lui parler?

À voix encore plus basse, le bambin chuchote :

- Non, y’est occupé.

- Ah bon! Et ta maman, elle, elle est là?

Toujours discrète, la voix murmure :

- Oui.

- Elle est occupée?

- Oui.

- Est-ce qu’il y a d’autres adultes dans la maison?

- Oui. Y’a les policiers… pis y’a les pompiers!

- Les policiers… les pompiers!!!…  Bon. O.K., ça peut faire… Est-ce que je peux leur parler?

- Non. Y sont occupés.

- Mais peux-tu me dire à quoi ils sont occupés, tous ces gens-là?

- Y’ m’cherchent.

Pourquoi tous ces gens cherchent-ils ce jeune enfant? Simplement parce que pour ses parents, cet enfant est important, il leur est précieux. Cet enfant est leur trésor.

« Tout le monde te cherche », c’est ce que disent Simon et ses compagnons à Jésus.

Pourquoi, les gens cherchent-ils Jésus? Parce qu’il a guéri la belle-mère de Simon, parce qu’il a guéri toutes sortes de malades, parce qu’il a chassé toutes sortes d’esprits mauvais.

Et pour Jésus c’est une bonne nouvelle, c’est même la Bonne Nouvelle. Et c’est pour proclamer cette Bonne Nouvelle qu’il est sorti, qu’il a pris la route et qu’il ne veut pas s’arrêter. « Partons ailleurs. »

Jésus le révèle fortement par ces gestes de guérison. Il est venu, il est là avec nous pour nous guérir.

Qui n’a pas besoin de guérison dans sa vie? Qui n’a pas à faire face au malheur, à la détresse, à de grandes pertes, à la maladie, à la mort?

Personne n’est à l’abri du malheur. C’est ce que nous enseigne le conte concernant Job dans la première lecture. Job, cet homme intègre, cet homme bon, qui possède tout : la richesse, l’amour, de nombreux enfants. Cet homme qui est heureux, voilà qu’il perd tout, même la santé et qu’il se retrouve lépreux, devant quitter sa maison pour se retrouver au dépotoir de la ville. Quelle détresse!

Il ne reste plus rien à Job, sauf sa foi en son Dieu. Son Dieu, de fait, va le sauver, lui redonner sa joie de vivre. Job a gardé sa foi, son espérance.

Les gens qui cherchent Jésus, ce sont des gens qui ressemblent à Job. Ils sont malades, ils souffrent des esprits mauvais qui les habitent. Ce qui les amènent à Jésus c’est un espoir : Jésus va s’arrêter sur leur cas, Jésus va les écouter, Jésus va poser pour eux un geste guérissant, Jésus va leur dire une parole guérissante.

Nous aussi, nous ressemblons à Job. Il y a des difficultés dans nos vies, du malheur, des pertes de toutes sortes, de la souffrance, de la maladie, et puis, un jour, la mort à affronter…

Nous ne sommes plus au temps de Job ou de Jésus. Aujourd’hui, nous avons fait du progrès, la science s’est développée, etc. etc. Et pourtant, malgré tout cet avancement des connaissances et des techniques, nous nous retrouvons seuls, seules avec notre propre malheur, avec notre propre souffrance, avec nos propres deuils, avec notre propre mort.

Qui peut nous guérir aujourd’hui, qui peut nous permettre de passer à travers nos difficultés, nos malheurs? Il y a encore une Bonne nouvelle au milieu de nous. C’est celle de Jésus.

Voyez : « La belle-mère de Simon était au lit avec de la fièvre. Jésus s’approcha d’elle, la prit par la main, et il la fit lever. La fièvre la quitta. »

Cette Bonne Nouvelle de Jésus nous parvient par nos frères et nos sœurs qui se font proches de nous, qui s’arrêtent auprès de nous, qui nous écoutent, qui posent des gestes de tendresse pour nous, qui nous disent des paroles d’encouragement et de soutien.

Nous ne pouvons pas vivre sans malheur. Nous pouvons passer à travers nos malheurs accompagnés les uns par les autres. Nous pouvons vivre avec l’espoir que Jésus va poser aussi pour nous les gestes de guérison, qu’il va nous donner une parole qui nous fera vivre ici-bas et nous passera dans sa vie pour toujours. Il nous l’a promis. Amen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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L'intimidation à l'école.

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